05.02.2009
Sarkozy régresse-t-il sur sa vision de l'Europe ?

Aucune question sur les élections européennes... voilà pour moi le premier résultat du rendez-vous sarkozyste de ce soir. D'ailleurs, alors qu'on a une partie de l'émission consacrée à l'Europe, on est très vite reparti sur des sujets nationaux. Le secteur "international" a été très vite évacué lui-aussi.
Sarkozy revient à l'intergouvernementalisme à tout-crin
J'ai été déçu. Lui qui prétendait avoir une vision de l'Europe durant la présidence française du Conseil de l'Union européenne. Lui qui faisait l'apologie du Parlement européen. Lui qui nous explique aujourd'hui que la France doit s'exprimer au nom de l'Union européenne... On en revient à l'opposition avec les voisins européens. Une usine en Tchéquie, c'est moins bien qu'une usine en France. Ne serions-nous qu'un agrégat d'Etats ?
Il y a un certain paradoxe. On ne peut pas être "Européen" et s'exprimer à la place des Européens sous prétexte qu'on est Français. Bien sûr, il a adouci de suite sa position en appelant à ce que les 6 pays européens présent au G20 de Londres s'exprime avec les mêmes positions. Mais on ne voit ici qu'une vision "gouvernement-à-gouvernement" de l'Europe.
Enfin un micro-trottoir qui parle réellement d'Europe
Cette vision d'ailleurs va à l'encontre du micro-troittoir proposé. Enfin, on entend des citoyens lambda expliquer qu'ils ont conscience que la France toute seule ne peut pas y arriver. Voilà donc le bon sens de la "France d'en bas". Et que leur répond-on aux citoyens ? Que la France va s'exprimer au nom des Européens...
Quel dommage ! Il avait pourtant l'occasion de lancer la campagne des Européennes. Expliquer qu'il fallait avoir un projet de droite (contre un projet de gauche) pour donner le signal que les pays européens doivent accorder leur violon. C'est pourtant bien l'occasion pour les Européens pour dire quelle direction ils veulent prendre.
Mais non. Faut dire qu'il n'a pas été aidé par les journalistes présents en plateau. La question la plus politique sur l'Europe : la présidence tchéque serait-elle mauvaise ? Mais bien sûr, il va nous répondre en crachant sur les autres... En plus, cette question sous-entend que nous les Français, on a réussi. Trop bien...
22:54 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, france, sarkozy






Ecrire un commentaire