24.12.2008
Naruto, puit sans fond(s) ?
Je suis entrain de préparer un dossier pour LExpress.fr dans le cadre du projet 3001. Le plus difficile sera de ne pas s'éparpiller car la galaxie Naruto paraît infinie : manga, version animée, goodies et... fansubs.
Les Fansubs : quand les fans prennent la réactivité en main
Sur Wikipedia, le fan est déini ainsi : Fan (admirateur) est un anglicisme (abréviation de fanatic, du français fanatique) qui désigne une personne qui éprouve une forte admiration pour une personne, un groupe de personnes, une équipe de sport, etc.
L'une de ses principales caractéristiques est qu'il cherche à être à la pointe des nouveautés concernant sa passion. Dans le cas de Naruto, il s'agit bien sûr de la sortie des dernières sorties des mangas ou des dessins-animés au Japon. Seul obstacle majeur : le japonais, langue et culture si particulière pour nous "Occidentaux".
Or le problème majeur pour les fans est qu'ils doivent attendre la version française parfois quelques mois après la sortie au Japon... Attente insoutenable pour le Fan ! Alors que fait le Fan ? Il s'organise et Internet est le meilleur moyen pour se retrouver "entre fans". Donc fleurissent des sites qui dans la semaine de la sortie du dernier épisode de Naruto proposent en téléchargement l'épisode sous-titré dans la langue de Voltaire, de Shakespear, de Goethe ou de Machiavel.
Le problème de la légalité de telles pratiques
Je vais devoir orienter mon sujet sur l'aspect légalité de la chose. Ce sujet me touche d'autant plus que je suis un des consommateurs de Naruto Shippunden (la dernière version des aventures du héros au monstre-renard scellé en lui).
Pour se faire, j'essaye de me documenter (le dernier numéro hors-série de Beaux-Arts est consacré au Manga, chouette !) et de contacter qui de droit : un site de Fansubs et un détenteur des licences Naruto aux USA et UK. Grâce à Fred2baro, on va essayer d'aborder l'aspect psychologique du phénomène Naruto.

Car il s'agit bien d'un phénomène extraordinaire : sur les millions de mangas vendus en France par mois, plus de la moitié concerne le dernier tome de Naruto ! On comprend donc que les sommes qui sont en jeu ne sont pas minimes... Et le phénomène des fansubs doit d'autant plus interpeller les boîtes de prod'.
Mais il faut dire que la "révolution internet" n'en a pas fini de bousculer les schémas déjà pré-établis. Mais n'est-ce pas ce que veut aborder LExpress.fr derrirère ce numéro 3001 avec des journalistes et des blogueurs ?
11:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : naruto dessins animés manga japon
17.12.2008
Conférence de presse à L'EXPRESS.fr
J'ai été invité par la société de com' Ogilvy PR à participer au projet que cette société mène avec la rédaction de L'Express.fr : réalisé pour le numéro 3001 (janvier) un numéro sur internet co-réalisé par des vrais journalistes et par des bloggueurs.

Conférence de rédaction au siège de L'EXPRESS
Je suis donc allé au 29 rue Chateaudun (près du métro Notre Dame de Lorette) pour monter au 6ème dans la salle de réception. L'étage de l'équipe Multimédia (donc L'Express.fr) est au 3ème et le "Print" (donc l'écrit) est au 4ème.
Le ".fr" est réparti en plusieurs secteurs : "internation, économique, science - Hi-Tech, livres, France, style, palmarès, régional, vidéo. Tous ces "secteurs" (ou rubriques) travaillent en binôme + un stagiaire (de 3 mois). J'ai alos découvert que le site de L'EXPRESS fonctionnait comme un hebdomadaire.
Eric Mettout, le rédacteur en chef, nous a alors présenté le projet : effectuer un "exercice de style" qui suppose une collaboration et non la parution d'articles bloc contre bloc. Intéressant aussi, il nous annonce la couleur : le bloggueur verra son papier jugé par le rédacteur en chef qui donnera son aval pour la publication. Comme dans une vraie publication donc. Cool. Une signalétique sera quand même là pour que le lecteur puisse comprendre que certains papiers sont blogueurs et d'autres normaux.
Si les publications ne sont pas liées avec la version écrite, il y a plusieurs raisons : trop compliqué à organiser (les délais ne sont pas les mêmes) + le fait que le numéro papier va se retourner sur son passé, depuis sa création. Là le but est d'aller vers ce qui sera peut-être le futur ?
Hier-soir, on a fait du "froid" : on prépare les sujets. On nous a donné une clé USB contenant toutes les explications quant au projet. Les discussions ont tourné autour des sujets possibles. Un des participants-blogueurs a trouvé le sujet embêtant avec la thématique des "maisons-closes" que le rédac-chef ne souhaite pas traiter... enfin bon, c'était le seul sujet où il a dit que ce n'était pas une bonne idée.
A noter : la suggestion par une blogueuse de traiter le retour des ouvriers dans automobile à l'usine a eu un franc-succès.
Sujets que j'aimerais bien traiter
Je vais voir ce qu'ils en diront à la rédaction mais j'aimerais bien traiter le sujet de la diffusion légale de Naruto en version sous-titrée. Les fans de Naruto comprendront... Sinon, j'aimerais bien essayer de faire un article sur les débuts de M. Le Maire en tant que nouveau secrétaire d'Etat aux affaires européennes. On verra.
Enfin, je compte profiter des journées d'immersion dans la rédaction les 7-8-9 pour voir comment ils traitent l'Europe...
Blog de l'évènement : http://blogs.lexpress.fr/3001/
09:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : presse média france express
14.12.2008
Que peut-on attendre de M. Le Maire ?
Que peut-on attendre de M. Le Maire ? Voilà vien une question qu'aucun de nos journaux n'ose pour le moment affronter tant ils sont pour le moment dans la découverte d'un politique qui n'a pas d'ennemi alors qu'il est loyal... En fait, le message est le suivant :l'Elysée veut améliorer les relations franco-allemande. Tous les journaux reprennent le communiqué de l'AFP qui reprend celui de l'Elysée : M. Le Maire est un germaniste. Ach so... Na und ? (Ah bon... Et alors ?)
La France n'a pas aidé à pousser le moteur franco-allemand
Ce type d'information peut paraître anodin mais si tous les journaux la reprennent, c'est bien qu'il y a de l'eau dans le gaz entre la Jazz et la Java. Il faut dire que la propention atlantiste de Nicolas Sarkozy est passée par un renforcement des liens avec nos meilleurs ennemis d'outre-Manche, le Royaume-Uni. Or quand on additionne à cet état de fait un Guaino pas vraiement "germaniste", pas vraiment super-européen et pas du tout enclin à penser la France autrement que dans le sens de la France d'avant, on peut comprendre que nos amis d'outre-Rhin ne nous ait pas à la Bohn. (arf, blague des années 80, désolé)
De plus, Merkel et Sarkozy n'ont pas le même tempéramment : quand Sarko veut donner dans l'embrassade, on sent la mère Merkel voulant garder sa distance. Là où les journaux allemands ont flairé le scandale, les journaux français n'ont pas trop donné dans le papier. Par peur de quoi ? Je ne sais pas, je suppose, un manque de capacité à lire l'allemand, sans doute.
L'Allemagne n'a pas trop aidé à le faire repartir non plus
Surtout que tout n'est pas de la faute à notre Sarko : l'attitude raide de Merkel lors du début de la crise économique et sur la question du sauvetage de l'industrie allemande automobile n'ont pas aidé. Il faut dire que les impairs sarkozystes sont arrivés en même temps qu'un autre phénomène : les Allemands retrouvent réellement leur fierté et veulent passer le cap du "on a pas été super durant la 2nde GM".
En 2006, on voyait refleurir partout les drapeaux allemands, chose impensable il y a encore 10 ans. La Bundeswehr, l'armée fédérale, envoie des troupes hors de ses frontières (sous mandat international évidemment) sans que cela ne crée de polémiques dans les journaux. Les Allemands recommencent à se sentir pousser des ailes. Surtout qu'avant la crise, ils sont la première économie européenne et les premiers exportateurs. Tout en ayant eu des réformes dures qui ont vu repousser l'âge de la retraite ou controler le déficit national.
C'est pour ça qu'il est tentant pour les Allemands de ne pas se faire trop diriger par une France toujours bonne à dire ce qu'il faut faire...
Mais est-ce le seul objectif du nouveau Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes ?
Non, M. Le Maire ne va pas passer son temps à améliorer son temps. Il a un défi encore plus grand : maintenir la France dans les discussions avec nos différents partenaires à un niveau où elle s'est grisée en tant que "présidente de l'Europe", même si ce titre n'existe pas. Sa fine connaissance des milieux européens a dû séduire Sarkozy, lui qui a apprécié la technicité de Jean-Pierre Jouyet. Car après tout, celui qui donne la ligne politique de la France, c'est lui, le Président...
De plus, M. Le Maire a un autre objectif majeur, mais vis-à-vis des citoyens. Il doit préparer les élections européennes et aider à créer les conditions pour faire des ces élections non un débat national mais bien un débat européen. Comment faire à la place des partis ? Faire justement ce qu'ils ne savent pas faire : la pédagogie sur ce qu'est le Parlement européen. Il a deux armes : l'éducation par des spots radios ou télés ; les associations locales pro-européennes. Je sais que l'heure est à la réduction des crédits, mais c'est uen question de choix politique.
Car l'action du gouvernement ne doit-elle pas être avant tout diriger pour les citoyens ?
11:14 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : europe allemagne france politique
13.12.2008
Bravo M. Jouyet, bienvenue M. Le Maire
Dernier Conseil européen, dernier grand combat en tant que Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes pour M. Jean-Pierre Jouyet. Il part à la direction de l'AMF après avoir mené un beau combat durant son ministère.
Un énarque... et alors ?
M. Jouyet n'est pas un personnage politique flamboyant. Ce n'est pas un Sarkozy, c'est clair. Il est plutôt discret. Je lui avais même posé la question lors d'un "Paroles d'Européens" à Lille pour savoir si cela le dérangeait que personne ne connaisse son nom... Question reprise dans un sujet dans Dimanche + sur lui (vers 1'18) :
Mon impertinence m'avait permis de découvrir un politique comme on aime qu'il y en ait aussi : quelqun de simple et qui ne cherche pas la lumière tout en mettant en avant son collègue Bernard Kouchner.
Après, c'est un vrai technocrate, un homme de dossier qui sait jouer avec les mots pour changer l'orientation politique. Par exemple avec le coup de l'Union pour la Méditerranée. Il a ainsi rattrappé le coup avec les Allemands au moment où le torchon brûlait sévère avec nos amis d'outre-rhin. Heureusement qu'il était là notre ami Jouyet pour sauver la relation franco-allemande des Guainoseries.
Par ailleurs, tout le monde le reconnaît, il a été un vrai point d'appui pour la présidence française. Pour connaître plusieurs personnes dans les services en relation avec cette présidence, ils ont bossé comme des tarés. De plus, je suis sûr que son expertise financière (c'est son premier poste après l'ENA avec François Hollande) a pu aider au moment des Conseils liés à la crise.
Il part au sommet, conscient de ses limites politiques. La classe. Européenne ?
Bienvenue M. Le Maire

Je n'ai pas trouvé grand chose sur M. le nouveau Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes que le président a nommé hier par décret "tôt le matin". Tout le monde reprend les paroles de l'Elysée : Bruno Le Maire, 39 ans, député UMP de l'Eure, est un énarque normalien, de surcroît germanophone. Diplomate de formation, il fut directeur de cabinet de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin de 2005 à 2007.
Mais au-delà ? Si je m'en réfère à son profil Wikipedia (top qualité source, je sais), il est normalien, agrégé de lettres, Science-Poteux et énarque. Il a remplacé Debré dans l'Eure. "Il a notamment établi l'absence d'armes de destruction massives en Iraq durant la crise irakienne de 2002 - 2003." Là ça sent le directeur de communication qui a remplit la fiche Wikipedia.
Sur son site perso, pas de rubrique consacrée à l'Europe... mais pas de rubrique consacrée à l'internationale non plus. On pourrait déduire de sa rubrique "politique nationale" que tout ce qui n'est pas dedans est tourné vers l'extérieur ? A noter dans sa note sur l'élection d'Obama le passage suivant : "Plus que jamais, l'Europe doit s'affirmer comme une puissance politique majeure." Bon point, même si cela ne nous donne pas sa vision globale du projet européen.
Souhaitons lui donc la bienvenue en espérant qu'il réussi à bien préparer l'organisation des élections européennes et qu'il n'hésitera pas à peser de tout son poids pour que ces élections soient réellement européennes. Par exemple en proposant des pastilles pour la télévision aux heures de grande écoute pour expliquer le fonctionnement de celle-ci ?
11:15 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe politique france sarkozy
11.12.2008
Prépare-t-on un nouveau Non en Irlande ?
Normalement, un pro-européen devrait se réjouir qu'une nouvelle bataille se prépare, surtout si c'est pour améliorer une situation a priori difficile. Cependant, je ne peux qu'être sceptique quand je lis que les Irlandais vont revoter.

L'obligation de re-voter pour ne pas bloquer l'Union européenne
Que les choses soient claires :
- revoter n'est pas une solution positive pour les Irlandais.
- est-ce que 800.000 personnes peuvent en bloquer presque 500 millions ?
Voilà le dilemme que personne parmi le personnel politique ne veut affronter. On aurait des responsables politiques capables d'affronter les problèmes au niveau européen, le combat ne se situerait pas sur "comment passer en douce" mais sur le "pourquoi nous devons avancer". En attendant, les plus eurosceptiques peuvent se frotter les mains, on leur prépare un boulevard sans opposition.
On en vient à un arrangement qui ne satisfait personne. De plus, comment expliquer au citoyen que peut-être on va repousser la fin de la Commission européenne dîte "Barroso" pour permettre de repartir sur une nouvelle base après un oui (hypothétique) pour la Commission suivante ? On marche sur la tête tellement on fait compliquer alors que les citoyens demandent du compréhensible.
Mais aura-t-on un autre résultat ?
Formidable négociation que celle qui vient d'avoir lieu dans les couloirs de Bruxelles et les avions qui font la liaison Dublin-Paris. Le gouvernement peut être fier de lui : il a obtenu des choses qui existent déjà dans le Traité e Lisbonne. Quand il va revenir devant ses électeurs, que va-t-il leur dire sinon que les Nonistes ont gagné dans leur mensonge ?
Et c'est bien là le problème. Car quand on ne fait pas campagne depuis plusieurs mois, on est pas prêt de rattrapper le retard accumulé par ce type de négociations que personne n'a suivi. Il faudrait aller sur le terrain devant les citoyens et également sur le champ de bataille des idées. Pour l'instant, les dirigeants irlandais se contentent de faire comme s'ils suivaient l'avis de leur concitoyens. A l'heure où nous avons besoin de leaders sur la thématique européenne.
Mais est-ce seulement le problème des dirigeants irlandais ?
20:21 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irlande politique europe
08.12.2008
Dimanche : dernières heures dans Gdansk
Levé difficile à 9h. J'apprends que ceux qui sont rentrés de boîte l'ont fait à 5h30 donc, le petit-déjeuner sera à la fois l'occasion d'émerger tranquillement et de discuter une dernière fois avc certaines personnes avant leur départ. Ce fut le cas de Karin, zürichoise avec qui j'ai pu parler du problème des liens entre université et entreprise (notamment à propos de La Manu).

Notre hôtel en plein centre-ville
Derniers pas dans Gdansk
Départ à 11h vers Gdansk après avoir libéré nos chambres. C'est l'occasion de mieux apprécier la ville, dans la lumière du jour. Nous avons pu ainsi nous rendre en 10 minutes vers la vieille ville. Après un rapide tour du marché de Noël (assez cher), nous nous sommes réfugiés dans un fast-vegetarian-food alors que la pluie commençait à tomber.
Après plein de discussions, nous sommes repartis vers l'hôtel après un arrêt au supermarché pour faire le plein de vodka et de produits régionaux.
Départ pour l'aéroport
Dernier voyage en car, le ciel a l'air de pleurer et de mettre un voile sombre sur Gdansk. Après les dernières embrassades, nous nous sommes tous dis au revoir à l'aéroport "Lech Walesa". Pour moi, ce fut retour par Varsovie, puis Paris.

15:58 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pologne voyage gdansk europe
07.12.2008
Samedi : 25 ans du prix nobel de Lech Walesa + concert de jazz + Sopot
Dernière grosse journée à Gdansk dans notre Solidarity Express : pour fêter les 25 ans du prix nobel de la Paix de Lech Walesa, "son" institut a invité le gratin des chefs d'Etats et de gouvernements d'Europe ainsi que les prix nobels de la Paix déjà cités. Inutile de dire que la sécurité était encore plus sur les dents que le jour d'avant... ce qui ne nous a pas empêché de nous retrouver nez à nez avec Adolpho Pérez Esquivel, prix nobel argentin qui est arrivé en même temps que nous aux portiques de sécurité.
Session d'ouverture
La salle était pleine à craquer au moment de l'ouverture. Le maire de Gdansk, habillé sur son 31 avec des parures sur le haut de sa veste, nous appelait à ce que chacun réalise qu'il puisse être un Lech Walesa, un peu dans la lignée de ce qu'il avait dit au petit-déjeuner à l'hôtel quelques jours avant. Quant au professeur Buzek, il s'est appuyé sur des brochures datant du prix nobel pour nous rappeler au milieu des célébrations de l'époque que "il y avait bien sûr l'espoir, mais aussi le désespoir".
Lech Walesa a fait référence à Dieu, rappelant par là que même chez les policiers, durs adversaires, on se signait au passage du Pape. "Nous savions que le Communisme était irréformable, c'est pour cela qu'à la moindre avancée nous la prenions car nous pensions que si une brique était retirée de l'édifice, ce dernier s'écroulerait par lui-même". Par la suite, il a encore lié la construction de l'Europe et la mondialisation dans le manque pour le moment de communauté de valeurs.
Donald Tusk (prononcé "Tousq"), premier ministre en exercice, a vu dans le phénomène de Solidarnosk un appel à la liberté qui n'a pas fini dans la répression car celui-ci consistait en une humanisation de la liberté. Il fit le lien avec la grande conférence sur l'environnement qui avait lieu au même moment pour affirmer que nous avons besoin de solidarité à ce sujet car "cela demande de la responsabilité face aux plus faibles et c'est bien là le rôle de l'Europe". Il finit sur un vibrant "Lech, tu seras toujours notre légende" qui a fait levé la salle et a entrainé le commentaire suivant du maître de cérémonie : "c'est bien la preuve qu'en Pologne un 1er ministre et un Président peuvent s'entendre"... Président Kaszynski, vos oreilles ont du siffler.
La première partie de la mâtinée s'est terminée avec un très bon discours de Barroso tant sur la forme que sur le fond. Je retiendrai le lien qu'il faisait à propos de ce prix nobel entre un individu et la collectivité d'individus dans le combat pour la liberté. Il a aussi développé la thématique de la Solidarité et l'Europe sous 3 aspects :
- la transmission des moyens financiers pour aider les Etats les plus démunis (via fonds structurels, FSE ou autres).
- par rapport à la postérité, comme laisser une bonne situation environnementale aux générations futures.
- la solidarité avec les pays pauvres.
Bien sûr, finir sur une phrase en polonais est parfait pour se mettre une salle dans la poche. Ce n'est pas ça qui le réconciliera avec les défenseurs du multilinguisme pour autant.
La session "prix nobel de la paix"
Après avoir remis un prix au Roi d'Arabie Saoudite, via son fils - véritable attraction par son habit typique des Cheikh, Lech Walesa a ensuite introduit la deuxième partie de la mâtinée sur la question de la paix. Il faisait un constat sur l'exemple de l'Europe qui montre qu'on peut changer sans reproduire les erreurs du XXe siècle, mais il a de suite précisé que nous devions aller plus loin que les institutions issues de ce siècle.
Les différents prix nobel de la paix (Dalaï Lama, Shirin Ebadi, Pr Mjos, Frederik de Klerk et Gorbatchov) ont ensuite échangé sur cette thémtique qu'ils connaissent bien. Il en est ressorti la proposition de l'iranienne Shirin Ebadi sur la ré-orientation de 10% du budget de chaque Etat consacré à l'armement vers l'éducation. Elle répondait ainsi à l'appel du Dalaï Lama pour le désarmement complet et le Pr Mjos qui estimait que les jeunes étaient "l'avenir du monde". De Klerk a poursuivi en estimant que "les démocraties doivent respecter les droits de l'Homme et donc le droit des minorités" pour éviter le chaos.
Seule intervention que je n'ai pas comprise : celle de Gorbatchov. Il a pratiquement fait l'apologie de Jarulzeski... Justyna, une de nos guides polonaises, m'a fait cependant remarqué que cela permettait d'équilibrer et qu'il était plutôt bien que Gorbatchov ne fasse pas comme si lui et l'URSS avait toujours été du côté de Solidarnosk. Pas faux, mais cela laisse un goût bizarre quand même.
La session "parlons de l'aventure Europe"
Cette dernière partie de la mâtinée (il est déjà 12h30...) a commencé avec l'intervention du 1er ministre hongrois Ferenc Gyurcsany. J'ai eu un sentiment bizarre parce que j'ai vu le représentant de pays faire un appel (plus que du pied) à la Pologne pour qu'elle joue le rôle de leader des PECO. Autre enseignement, l'élargissement à la Croatie lui semble un fait acquis et place la question de l'élargissement aux autres pays. Il critique enfin l'incapacité de certains pays (genre la France ?) a lâché à l'Europe plus de prérogatives pour nous représenter sur le domaine extérieur : "je suis pour qu'on fasse un pas en avant". On comprend mieux alors pourquoi sur la question de la crise financière, il appelle à avoir une réelle position commune, "sinon ce seront les Etats-Unis qui décideront pour nous" prévient-il.
Waldemar Pawlak estime quant à lui que l'Europe est suffisament riche d'expérience pour permettre de construire une gouvernance mondiale. Aleksander Kwasnievski poursuit (via Skype) en affirmant que "l'Europe est une des histoires les plus envoutantes pour donner l'espoir à l'Humanité".
Enfin, la parole a été donnée à Aleksander Milinkievitch, figure de proue de l'opposition démocratique biélorusse. Dès les premières paroles, le ton est donné : "je représente le pays qui est la dernière dictature en Europe". J'ai apprécié qu'il ne reste pas dans une figure d'opposition radicale pour reconnaître par exemple qu'il "est vrai qu'il y a des changements avec une certaine libéralisation du marché". Il place ainsi l'action de l'opposition dans un soutien à l'ouverture d'un dialogue avec l'Union européenne pour préserver l'indépendance de la Biélorussie. Car en cas de rapprochement avec la Russie, il n'est pas sûr que son pays ne devienne pas une province de plus. Il a reçu une standing ovation méritée. Il faut dire que la question biélorusse est bien plus prégnante en Pologne car nombreux sont les citoyens qui ont de la famille là-bas. Inutile de dire que les droits des minorités dont parlait Frederik de Klerk n'y sont pas respectés.
La session "Sarko show"

Depuis que je suis arrivé en Pologne, souvent, pour me faire parler de la France, la première question est "que penses-tu de Sarkozy ?"... mais la deuxième qui suit une minute après est "et Carla Bruni ?" ! J'ai pu mesurer à quel point sa liaison puis mariage avec l'ancien top model a été un grand coup médiatique au niveau international.
Peu de temps avant sa venue, en retournant près de l'entrée, la forêt de journaliste préparant leur caméra et leurs appareils photos m'ont vite fait comprendre que le président de la République française allait arriver. Mes amis polonais du voyage m'ont d'ailleurs appelé pour qu'on fasse une "manif", mais de fans. Ambiance bon enfant (mi-sérieuse/fan ; mi-délire) qui nous a fait lancer des "Sarko ! Sarko" à l'arrivée du président... et un "bonne fête Nicolas" en référence à la Saint Nicolas de ce jour. Sarkozy plutôt content s'est retourné pour nous faire signe sous les acclamations de ses fans d'un jour. En voyant cet accueil de Rock-Star par les journalistes, les Polonais ont commencé à comprendre pourquoi je leur disais que Sarkozy ne produisait que rarement un sentiment modéré : on l'aime ou on le déteste.

Sur le discours, Sarkozy a assuré, tant dans le fond que dans la forme. Sa référence à Jean Paul II et son admiration de Lech Walesa dans les 2 premières minutes de son discours lui ont mis le public dans la poche. Parlant avec peu de notes, il a fait son "français" : nous savons parfaitement parler des grands sentiments et du rôle des grands pays. D'ailleurs Sarko a mis la Pologne dans les "6 grands de l'Europe"... pour mieux rappeler ce pays à ses responsabilités. Il s'agissait d'une dédicace à Kaszinski (encore une fois) qui n'appose pas sa signature au traité de Lisbonne alors que son Parlement a voté pour. Appelant à un sentiment "fraternel", il a bien fait attention à ne pas catégoriser les Polonais à de simples "ouvriers", rappelant qu'ils étaient aussi des "chercheurs et des salariés".
Standing ovation pour finir, le temps que Lech Walesa lui fasse un petit laïus pour le remercier, a priori conquis par le discours sarkozyste.
Fin de journée : cadeau pour nos guides + concert de Jazz
Après cette journée intense (j'avoue ne pas avoir assisté à la fin des conférences...), direction une exposition pour un dîner "sur le pouce" avec une nourriture de haute qualité. Je n'ai pas pu trop y toucher. En effet, j'ai passé mon temps à réunir les autres du groupe 3 (groupe freedom ?) pour qu'on signe tous une carte de remerciements pour nos 3 guides, Justyna, Jakub et Jan. L'effet de surprise a été réussi je pense et ils nous ont chaleureusement remerciés.

Avant le concert de Jazz, direction le centre-ville pour fêter ce voyage par la bière (polonaise) de l'amitié, puis retour au Blatic Polish Philharmonic dont le décor avait changé pour laisser place à un ensemble de batterie, une contre-basse pour un trio superstar en Pologne (Mozdzer Danielsson Fresco). Il faut dire qu'ils ont un véritable plaisir à jouer ensemble et qu'ils nous le font partager. Du grand art.
Jusqu'au bout de la nuit : Sopot
Après être revenu à l'hôtel, préparation des valises pour certains, scéances d'au revoir pour d'autres. Pour moi, ce fut préparation de soirée avec Szymon qui nous a emmené découvrir la station balnéaire Sopot sur la Baltique. Mais avant de partir, j'ai pu dire au revoir aux Biélorusses rencontrés avec la collation de vodka qui va avec.
Une fois le train pris pour Sopot et les billets payés à l'arrache au contrôleur situé à l'avant du train, nous partîmes à 19 découvrir la mer Baltique et ses plages. Ce fut l'occasion de fêter dignement les 25 ans de Simon par des chansons de tous les pays sur la plage. Direction un bar dans une maison Waltdisney (cf la photo) puis séparation en deux groupes entre ceux qui sont allés en boîte et ceux qui rentraient par le train.

Ce fut la première solution pour moi. Cela m'a permis de dire adieu à nos amis lettons du groupe 3 qui prenait la navette pour l'aéroport au moment où je rentrais à 4h. J'ai ainsi aussi pu aider à descendre les valises des 2 Isabelle de notre groupe. Bouclage de valise et dodo jusqu'au réveil prévu pour 9h.

12:11 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pologne musique jazz prix nobel paix politique sarkozy dalaï lam
06.12.2008
Vendredi : Youth Forum et Boudhisme-marxiste + visite de Gdansk + Party
Vendredi, direction vers le Polish Baltic Philarmonic, grande salle dédiée bien sûr à la musique, mais aussi aux grandes rencontres internationales avec une salle pouvant accueillir + de 800 personnes. Contrôle strict au niveau de l'entrée, et pour cause, pas moins de 5 Prix Nobel de la Paix se bousculent sur le parterre des invités. Bien sûr Lech Walesa, mais aussi : Shirin Ebadi, Frederik de Klerk, Adolfo Pérez Esquivel et le Dalaï Lama.
Message de paix délivré par 5 personnalités hors-du-commun
Amenés à s'exprimer sur le thème de la solidarité, ces 5 personnalités nous ont avant tout donné un message de paix, en quoi la force du pacifisme pouvait apporter le changement. Je retiendrai surtout Shirin Ebadi nous interpellant sur le fait que la solidarité est nécessaire pour gagner, mais elle est vitale une fois la victoire obtenue, en évitant tout fanatisme.
Autre moment fort, lorsque Frederik de Klerk nous a parlé de sa relation avec Nelson Mandela avec qui il a noué une forte amitié, malgré certains différents politiques forts pour les élections. Son analyse a surtout tenu dans le fait que le plus important pour permettre une négociation saine est de comprendre qu'elles sont les aspirations et les inquiétudes de l'autre partie. Cela m'a rappelé certains passages des livres de Michel Rocard quand ce dernier parlait des négociations sur la Nouvelle-Calédonie. L'ancien président sud-africain a enfin appelé à une vraie solidarité entre pays riches et ceux qui sont pauvres.
Après une brève polémique avec le prix nobel argentin sur la notion de capitalisme (alors que le message principal de Pérez Esquivel était de dire que c'est dans la liberté qu'on trouve la possibilité d'aimer), Lech Walesa a interpellé les jeunes de la salle sur le fait que si sa génération a fait avancer les choses par rapport aux divisions, la notre avait d'autres victoires à obtenir, "une nouvelle voie à trouver". Pour cela, il nous invite à nous poser 3 questions :
- quel système économique ?
- quel système démocratique ? car "il ne faut pas avoir peur du peuple alors que c'est lui le plus important".
- quels sont les fondements que nous avons en commun ?
Il finira par un très applaudi "je veux être le dernier révolutionaire".
J'ai réservé une place spéciale au Dalaï Lama, "sa sainteté". Il m'a semblé très vieilli, lent et prononçant un anglais difficile à comprendre. A tel point, que ceux qui l'avaient suivi en anglais se demandaient ce qu'on pouvait en traduire dans les autres langues... Enfin, en conférence de presse, voici ce qu'une participante m'a rapporté : à une question sur le capitalisme, le Dalaï Lama ne répondit pas directement, si ce n'est pour dire au bout d'une minute de périphrases qu'il "ne connaissait rien à l'économie, mais qu'il connaissait le léninisme-marxisme, alors il est un boudhisme-marxisme" ! Silence gêné dans la salle de presse... Allez, on ne retiendra que son "le XXe siècle a été le siècle de grands progrès et de grands malheurs, il faut que le XXIe siècle soit celui de la paix et du dialogue où nous inventerons une nouvelle voie et une nouvelle manière de procéder, dans la solidarité et la compréhension d'autrui."
Visite de Gdansk
Après être allé manger en centre-"vieille"-ville, nous avons eu la chance de visiter la vielle-ville. Nous avons ainsi pu réaliser à quel point cette ville de Gdansk est un peu à part au travers de son histoire. Un peu comme La Rochelle, il s'agit d'une ville qui veut être libre, mais avec des moyens bien supérieurs. L'architecture y est des plus intéressantes, et les églises à visiter dans le calme et le recueillement.

Nous avons fini cette visite par le musée de Solidarnosk, puisque c'est de Gdansk que la contestation est partie. Le musée y est très bien fait et permet de prendre conscience en quoi le combat de ce qui se voulait être le premier syndicat libre du pays était le combat pour la démocratie. Valeur refuge et globale qui permet d'y joindre le combat pour ses droits et sa liberté. Plutôt bien fait, ce musée et notre guide ont permis de bien cerner en quoi le système totalitaire tentait de cacher au plus profond des habitants l'auto-critique et la capacité d'émancipation de l'individu du groupe. Ainsi l'explication du pouvoir que détenait l'Etat et les commerçants sur les individus rendait complètement fictive les relations entre les habitants qui ne pouvaient fonctionner que sur des relations de façades tant la crainte était grande de se faire dénoncer ou de devoir rendre des services plus tard qu'on ne souhaitait pas.
On comprend mieux pourquoi Solidarnosk représente tant la liberté aux yeux des Polonais.
Party dans les chantiers-navals de Gdansk
Nous avons fini la soirée dans une salle près des docks où se produisait une des stars locales : Blady Kris, un human beat box de talent qui a gagné un jeu concours télévisé "great talents".
Voici une petite démonstration de son savoir faire :
Cela fut l'occasion de trinquer, de rire et de prendre le temps de discuter tout en faisant la fête. A noter la proximité de Blady Kris (blady étant un jeu de mot polono-anglais pour mettre en avant son teint blanc), qui au milieu de photos avec des fans a pris le temps de discuter avec nous et d'échanger sur l'importance de la musique.

Fin de soirée à 2h pour un prochain levé dans les 5 heures suivantes...
15:35 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pologne europe solidarnosk solidarité prix nobel paix dalaï lama
05.12.2008
Jeudi : Westerplatte + Gdansk

Après notre arrivée tardive à l'hôtel, le petit-déjeuner n'avait lieu qu'à 9h. Au menu, tout ce qu'il faut pour se remplir le ventre (même du café décaféiné pour ceux qui aiment) et un discours du Maire de la Ville. Il n'a pas cherché à faire de conférences sur telle ou telle chose. Un discours d'accueil chaleureux d'un homme qui nous appelle à "être des héros".
Westerplatte
D'abord, petit détour par l' "Apteka", la pharmacie en polonais, pour acheter des pastilles dans le but de récupérer ma voix. En effet, le froid (tout relatif par rapport à ce que je m'attendais) et les très nombreuses discussions en anglais, allemand et français (pour ma part) ont quelque peu altéré ma voix, my voice, meine Stimme. Je n'aurais peut-être pas du chanter "Mexico" en l'honneur de collègues mexicains dans le train ?
Ensuite, direction le Ferry pour partir pour un haut lieu de la résistance polonaise aux Nazis : Westerplatte, petite presqu'île qui a vu se déclencher la guerre. Un monument digne des Aztèques trône sur l'endroit de la bataille qui a vu 700 Polonais résister une semaine à plusieurs milliers d'Allemands.
Tout au long du chemin de l'aller et du retour, nous avons pu observer les chantiers navals dans un décor industriel contre-balancer par les mouettes suivant le Ferry. A noter sur le quai d'embarquement la construction d'un "Hilton", paré durant les travaux aux couleurs blanches et rouges polonaises, juste en face du quai. Un peu comme à La Rochelle. Je me suis posé la question suivante : y a-t-il une loi littorale en Pologne ?
Petite ballade dans Gdansk
Jolie ville que Gdansk une fois sortie du chantier naval. Le centre-ville possède des immeubles colors où l'extérieur ayant un côté ancien tient en son coeur des magasins dernier cri. J'ai pu aussi visiter le marché de noël avec des baraques en plastique des plus horribles entourant une grande bâche en plastique réchauffant la majorité des magasins où se mendent vêtements chauds et ambre.
La fin d'après-midi a été consacrée à des discussions et à une conférence, la dernière de George Weigel. Elle fut d'ailleurs très intéressante. Elle nous a démontré en quel point la "révolution" de 89 (de la fin des années 80 aux années 90, voir 2004 avec la Révolution Orange) a été un exemple de volonté et de foi dans le combat pour la liberté de l'Homme. Pour cela, la "discipline" et le sens de responsabilité des leaders ont été fondamentaux.
Nous avons ensuite eu des discussions sur le thème de la Solidarité, d'abord en groupe puis en salle. Difficile avec 200 personnes aussi hétéroclites d'obtenir un résultat satisfaisant. Une "collègue" israélienne a réussi à me faire positiver en retenant ce qui avait été positif.
Rencontre avec des opposants biélorusses
Le but de ce genre de séminaire, c'est aussi de rencontrer d'autres visions de l'Europe et du monde. Là, j'ai pris une claque. Prenant mon bâton de membre du Taurillon et d'obtenir des articles auprès de différents participants. Je suis entré en discussion auprès de représentants biélorusses pour saovir s'ils avaient entendu parler de l'action pan-européenne de la Jef Europe "Give a voice to belarus people". Comme quoi, même une action simple dans une 50aine de villes européennes peut faire briller les yeux de ceux auxquels on pense sans les connaître.
Moment fort pour moi, car on se prend en pleine face la réelle dimension de ce type d'action quand on le raconte à des opposants biélorusses qui ont fait plusieurs mois de prison là-bas. Moment fort pour moi aussi quand parce que je leur propose d'utiliser de temps en temps la tribune du Taurillon et qu'ils me serrent la main.
Un geste simple qui m'a touché

profondément.






08:42 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe pologne voyage
04.12.2008
Mercredi : départ de Cracovie pour Varsovie... puis Gdansk !

Les voyages forment la jeunesse : presque 9 heures de train pour la journée de mercredi ! Alors autant avoir la classe : on nous a affreté un train aux couleurs du centre européen de Soldarnosk.
Peut-être était-ce du à l'excitation, mais je n'ai pratiquement pas dormi malgré le départ à 6h20 de l'hôtel. Il faut dire que ce genre de voyage est l'occasion de discuter plus tranquillement avec les différentes personnes de mon groupe.
Arrivée à Varsovie, 10 heures
Le décor est différent de Cracovie puisque la pluie nous attend dans un décor "soviétique" de béton avec un "centre de congrès" plus qu'imposant.
Après une conférence avec George Weigel, nous avons eu la chance d'écouter M. Wladylaw Bartosezewski. Je ne le connaissais pas et je sentais pourtant comme une (très) grande ferveur de la part des Polonais avec nous. Et pour cause, ce monsieur de 87 ans a survécu au camp de concentration, à la répression de la révolte de Varsovie, au gouvernement communiste polonais... Bref, un môssieur qui est venu simplement nous parler et nous transmettre un message "positif" (comme dirait les rastaman) sur le sens de la vie.


Le même respect que dégage Simone Veil mais avec encore plus de ferveur.
Visite de Varsovie et départ pour Gdansk
Nous avons eu la chance de visiter Varsovie sous le soleil d'avant 16 heures, puisqu'il fait nuit peu de temps avant cette heure-là. J'ai été très agréablement surpris par la "nouvelle" vielle ville. Je précise "nouvelle" puisqu'elle a été entièrement reconstruite. En effet, du fait de la destruction à 70% de la ville par les Nazis, l'architecture communiste a pu faire des ravages.

Au final, j'ai été très agréablement surpris car les efforts entrepris ont été réussis : il est agréable de découvrir cette ville pour les touristes. Il faut dire que notre guide avait une grande qualité : il aime sa ville et m'a donné le sourire lorsqu'il nous a raconté comment dans les années 80, il attendait que Jean-Paul II prononce le mot chargé de sens de Solidarité (Solidarnosk en polonais...) que la foule espérait pour pouvoir réagir et marquer sa contestation au régime. Ses yeux brillaient, j'en ai des frissons rien que d'y repenser.



Après cette visite du vieux Varsovie, nous avons visité le musée de la rebellion de Varsovie durant la Seconde Guerre Mondiale. Après retour à la gare pour prendre le même train pour... Gdansk. Le périple pour Gdansk sera plus long que prévu (on est arrivé à 2 heures au lieu de minuit et demi) mais il sera l'occasion de pleins de discussion intéressante, notamment avec une Turque sur le génocide arménien, la Turquie et l'Europe, l'opposition à Erdogan, les problèmes sociaux en France ou encore sur Ségolène Royal.
En plus, j'ai obtenu l'interview du directeur du Centre Européen de Solidarnosk qui a très gentimment accepté de m'accordé quelques minutes ! Vive les voyages !

00:11 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe pologne solidarité





