31.10.2008
Pdt américain vs Pdt européen
Que changerait le traité de Lisbonne ?

Pour lire la suite : sur le Taurillon de ce jour.
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28.10.2008
L'Islande dans l'Europe ?
Et si l'Islande rejoignait l'Union européenne ? Voilà une hypothèse qui devient séduisante pour les habitants de cette île à mi-chemin entre le Groënland et l'Ecosse d'après un sondage récent.
Bonne ou mauvaise idée ?
Cette nouvelle est agréable à entendre : l'euro n'est pas si mauvais que cela et il est une vrai protection pour les citoyens européens. Seul problème, les citoyens à l'intérieur de la zone euro ne s'en rendent pas compte puisqu'ils sont protégés depuis suffisamment longtemps pour avoir oublié le temps où nos monnaies faisaient le yoyo...
L'Islande est plutôt un territoire qui n'est pas réticent à l'idée d'adhésion comme peu l'être la Norvège. Bien sûr, l'UE y est perçue comme une grande entité bureaucratique et centralisée. Néanmoins, les citoyens commencent à se rendre compte qu'ils pèsent beaucoup moins en étant seul qu'en étant au sein de cette grande nébuleuse qu'est l'Union européenne. Si l'Islande rejoignait l'UE et la zone euro, ce serait une pièce de plus pour le poids économique de cette zone qui est l'une des plus florissantes au monde, même si la croissance n'y est pas au plus haut.
Comment passer d'un ensemble sécurisant à un outil d'offensive économique ?
Les Islandais trouvent donc toutes les vertus à l'Euro et l'Union européenne... enfin maintenant qu'ils sont dans la pannade financière. Car nous ne sommes que dans la réaction. Certes, il était difficile d'être à l'offensive sur la crise avant qu'elle n'arrive. Mais nos dirigeants européens, Nicolas Sarkozy en tête, s'aperçoivent qu'il manque une gouvernance économique à l'Euro seulement aujourd'hui.
Or que cela soit pour l'aspect social (même si c'est une compétence nationale) ou pour l'aspect gouvernance économique, c'est d'une véritable gouvernance politique dont nous avons besoin. Alors le temps que nos dirigeants se décident à y aller vraiment, est-ce que les citoyens islandais auront toujours envie d'adhérer ?
13:23 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : islande, politique, europe
Marseille est-elle en France ?
Cela peut paraître bizarre de se poser la question de savoir si Marseille est en France ? Pas de soucis cependant pour le "capo" des Yankees. Le leader (celui qui tient le micro en bas du virage) affirme ainsi sans sourciller que "Marseille, c'est pas en France". La preuve ici :
Alors, le cas de Santos, supporter marseillais injustement incarcéré en Espagne après un match contre l'Atletico Madrid, est scandaleux. Oui, et, même s'il est supporter marseillais, je demande instamment sa libération pour un fait qu'il n'a pas commis (avoir lancé un siège sur des policiers effectuant une rattonade parmi les supporters de l'OM).
Mais peut-on tout laisser passer ? Imaginons qu'un "capo" parisien lance un "Ben Arfa t'es pas français" au micro au Parc des Princes... Bon là, ce serait plus facile, il y aurait du racisme clair et les sanctions existent (et il faudrait les appliquer). Dans le cas du capo des Yankees, c'est plus compliqué. Le virage a toujours été un milieu populaire, sujet à la controverse et aux contre-courants.

Le sujet du caractère français de Marseille a toujours été un sujet tendu du côté du Vélodrome : le face-à-face Paris / Marseille s'est construit sur le rejet par les Marseillais du centralisme français incarné par le club de la capitale. C'est même allé plus loin lorsque l'OM a été rétrogradé en deuxième division avec un fort entrisme du PIIM. D'ailleurs, un tifo réalisé par les Fanatics mettait en avant l'appartenance de Marseille à la Provence...
Ce genre de propos ne doivent plus être tenus par des gens dits responsables dans leur association. Il y a eu dérapage, clairement.
08:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, politique, psg, om, marseille, paris
27.10.2008
Inquiétant le Vaclav Klaus...
J'ai découvert ce matin avec stupéfaction les déclarations de Vaclav Klaus, le président Tchèque qui va prendre la direction de la Présidence du Conseil de l'Union européenne après Nicolas Sarkozy.
L'Europe pour détourner l'attention de sa déroute électorale
Voici la dépêche parue sur le site Fenêtre sur l'Europe :
Le Président de la République Tchèque, Vaclav Klaus, a affirmé hier que son homologue français, Nicolas Sarkozy, veut « engloutir » la prochaine présidence tournante de l’Union européenne, qui sera sous la houlette de Prague à partir du 1er janvier 2009.
« Sarkozy veut engloutir notre présidence » a t-il martelé au cours d’un débat télévisé. Ce n'est d'ailleurs par un hasard si Klaus a choisi ce terme tchèque qui fait référence aux transferts de fonds illégaux réalisés entre sociétés dans les années 1990 après la chute du communisme.
Le Chef d’Etat tchèque a cependant conclu en eurosceptique convaincu, qu’il considérait la présidence tournante de l’Union européenne comme « une chose sans importance … c’est prestigieux, mais pas pour les pays, c’est prestigieux pour les quelques politiciens qui vont à Bruxelles 12 fois par mois ».
Voilà des déclarations bien populistes où l'on mélange clairement Union européenne et corruption... Il faut dire qu'il venait encore de reculer aux dernières élections sénatoriales où une véritable déroute a donné une majorité écrasante à l'opposition du CSSD, plus favorable à la ratification de Lisbonne. L'instabilité politique du pays où le gouvernement est totalement désavoué par les électeurs ne le met pas en position facile pour gérer les dossiers de l'après-présidence française qui sont "hors-agenda". Le cas irlandais risque de n'être pas aisé à gérer.
Une situation européenne qui devient ubuesque
En effet, on a un président tchèque radicalement anti-Lisbonne qui va tout faire pour bloquer la ratification par son pays et qui sera censé pousser au c** (pardonnez l'expression) le Gouvernement irlandais pour qu'il trouve une solution à la situation. On marche pas un peu sur la tête non ?
On voit encore une fois comment le système intergouvernemental est un cancer pour l'Europe, car quand on réussit à vaincre des métastases, d'autres apparaissent ailleurs et bloquent la vie de la construction communautaire. Il fautvraiment que l'Europe soit dirigée par les représentants des citoyens, et non plus par les intérêts nationaux des chefs d'Etats et de gouvernements...
14:11 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique
26.10.2008
Oui à la social-démocratie européenne
Le Monde est une terre de contraste... Surtout dans sa version papier (en fait électronique pour moi aujourd'hui). Autant j'étais énervé par Alain Lamassoure (voir l'article de Ronan dans le Taurillon de ce jour) que j'aime beaucoup quand il limite son envie d'Europe et conforte ainsi l'euroscepticisme... Autant j'étais content de lire la tribune d'Alain Bergounioux (secrétaire national aux études du Parti socialiste) et Gérard Grunberg (politologue).

En effet, dans leur tribune intitulée "La social-démocratie sera européenne ou ne sera plus", on entrevoit enfin un peu de lumière au Parti Socialiste ! Bien sûr, il est important à ce courant du PS de se réaffirmer face à la gauche de la gauche triomphante, d'où le passage :
D'abord, affirmer le sens de son action et le cadre dans lequel elle doit être conduite. La social-démocratie moderne, celle née après la grande crise de 1929, tout en continuant à critiquer les inégalités et les irrationalités créées par le capitalisme, a admis que sa capacité à assurer la production de richesses et le développement prêtait de moins en moins à discussion. Elle a été en position de force, surtout au lendemain de la seconde guerre mondiale, pour concevoir un compromis central entre l'idée socialiste et le capitalisme, et obliger celui-ci à l'accepter.
Il est vrai que l'Etat-Providence permet d'éviter le délitement total de la société malgré l'énorme crise financière que nous vivons. On en est plus aux soupes populaires. Attention cependant à ne pas mettre un voile sur les Restos du Coeur et les citoyens que l'on voit chercher dans les poubelles de Monoprix, Leader and co à partir de 19h30 dans nos rues certains jours précis de la semaine. Cependant, le chox est quand même un peu amorti.
Je ne peux qu'être d'accord quand ils disent que refaire du projet politique européen [est] le grand projet social-démocrate, projet que la social-démocratie n'aurait pas dû laisser s'affaiblir au cours des dernières années et que, collectivement, elle a été incapable de porter quand elle en avait les moyens politiques à la fin des années 1990. La véritable protection des Européens ne passera pas par les Etats agissant isolément, comme la situation actuelle le démontre amplement, mais par une puissance politique européenne.
Enfin des responsables politiques qui le disent ! Il faut sortir de la vision nationale qu'ont nos élites politiques, surtout dans une globalisation économique.
Certes, une meilleure coordination des Etats est nécessaire, nous venons de le voir. Mais la crise a montré aussi que les Etats ont perdu du temps en faisant passer leurs intérêts propres avant ceux de l'Europe elle-même, avant de comprendre qu'il n'y avait d'autre solution qu'européenne puis ensuite mondiale. Quant aux institutions supranationales européennes, si la Banque centrale européenne (BCE), qui jouit d'une certaine autonomie, a su vite réagir, en revanche, la Commission, moins autonome, n'a pas joué le rôle qu'elle aurait dû, étant obligée de laisser les Etats tâtonner avant de se rendre à l'évidence de la nécessité d'une politique européenne.
Il faut transformer la Commission en gouvernement européen. Pour cela, il est nécessaire qu'elle tire sa légitimité du Parlement européen, et donc des citoyens. Dommage que les auteurs n'aillent pas encore plus loin dans leur conclusion : Les partis socialistes devraient être capables aux prochaines élections européennes de présenter ensemble un projet unique pour un nouveau compromis social-démocrate européen. Pourquoi ne pas dire carrément que les socialistes de tous pays doivent s'unir et avoir vraiment un vrai parti européen ? Prenons ce qu'il y a à prendre et espérons au moins que le Manifesto arrivera à terme. Et que ce type d'idées iront vraiment jusque dans toutes les têtes de tous les responsables socialistes.
12:01 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, socialiste, europe, politique, ump
25.10.2008
Sarkozy, président de l'Eurogroupe ?
Une idée fleurit dans la presse selon laquelle Nicolas Sarkozy voudrait continuer à chapeauter l'Eurogroupe après la présidence française... du Conseil de l'Union européenne.
L'UE manque de lisibilité avec le système des présidences tournantes.
Tous les 6 mois, ça change d'orientation politique et le système de "présidence à trois" (pour nous : France, Tchèque et Suède) n'est pas satisfaisant. On dépend trop d'une présidence forte, et donc d'une présidence d'un "gros" pays. Voyez la différence de gestion entre le Kosovo avec la Slovénie et une Commission plus présente ; et la gestion du conflit russo-géorgien avec une Commission qui s'effaçait derrière le service diplomatique français.
Est-ce que la présidence stable (dans le Traité de Lisbonne) changera réellement la donne ?
Franchement, ce n'est pas la vraie solution. Car on reste dans un système intergouvernemental. Et pour le Kosovo, on aura pas plus de cohérence... Comment va faire un président du Conseil européen pour agir rapidement si la France et l'Allemagne ne sont pas d'accord entre elles ? Est-ce vraiment démocratique vis-à-vis des "petits" pays, et donc in fine de leurs citoyens ?

L'Eurogroupe, pilier d'une avant-garde ?
On le voit bien, c'est au niveau de l'Eurogroupe et de sa surface tant géographique qu'humaine et économique que ce joue les grands outils pour relancer l'économie. Nous ne pouvons plus en rester à la sphère nationale. Mais le manque d'une gouvernance économique réelle pose le problème du manque de volonté politique. Car la BCE a plutôt joué son rôle depuis 1 an en injectant les liquidités au fur et à mesure. L'Europe a été ainsi moins touchée que les USA lors des différentes secousses. Donc le problème se situe au niveau politique avant tout. Si même le Royaume-Uni se rapproche de l'Eurogroupe pour juguler la crise financière, c'est que c'est à ce niveau là que ceal se joue. Mais alors que fait-on des pays de l'Est qui ne sont pas pour la plupart dans l'Eurogroupe ?
La France sarkozyste : moteur de l'Europe ou de l'Europe à la française ?
Nicolas Sarkozy (et Barroso pour le coup) a vu son action salué par tout le monde. Son volontarisme politique a plutôt été utile dans cette crise et a forcé la main aux Irlandais et Allemands qui voulaient se retrancher dans leurs frontières économiques... Mais là, on voit le problème que pose l'intergouvernementalisme : les différents ballons d'essai lancés dans la presse par Jouyet and co ont plutôt agacés les autres chancelleries. Encore une fois, la France retombe dans ses travers (notamment l'arrogance). "Vous comprenez, les Tchèques et les Suédois, ils sont pas aussi bien que nous." Or, nous allons droit dans le mur car il va nous falloir convaincre tous les autres de notre intelligence... et leur intérêt national n'est pas forcément la vision française de l'intérêt général.
Au final, si l'Union européenne ne se sort pas trop mal de la crise, on voit bien que le manque de légitimité politique issue des urnes nous bloque. Tant que la Commission reste dans une vision technocratique et issue de la légitimité du bon vouloir des différentes nations... on aura du mal à changer les choses car la somme des intérêts nationaux ne fait pas l'intérêt général européen. Il faut qu'elle tire sa légitimité des citoyens européens et donc qu'elle soit réellement liée au Parlement européen.
Par exemple avec l'Eurogroupe : quelle sera la légitimité de Nicolas Sarkozy pour présider l'Eurogroupe vis-à-vis des autres pays quand elle n'aura plus la présidence du Conseil de l'Union européenne ? Quelle sera sa légitimité vis-à-vis de Juncker qui vient d'être reconduit ?
12:45 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, europe, politique, france
24.10.2008
Papa Schultz raisonne mal...
En lisant, la lettre éditée par le Mouvement Européen "Europe Midi" du 23 octobre, j'ai été assez surpris par la réthorique du président du groupe PSE, l'Allemand Martin Schultz. Manque de courage ou manque de suite dans les idées...
Voici la dépêche :
Vers une politisation de la candidature à la présidence de la Commission européenne ?
Aucune décision officielle n'a été prise, mais l'idée demeure qu'à l'automne 2009, M. Barroso pourrait se présenter pour un second mandat à la Présidence de la Commission européenne en tant que « candidat du PPE » (Parti Populaire Européen). Selon Martin Schultz, président du groupe PSE au Parlement européen (PE), une telle décision causerait un « dommage considérable » à la coopération entre le PE et la Commission. Si M. Barroso accepte de porter la casquette du PPE, « il ne pourra compter sur les voix des socialistes », a déclaré M. Schultz; de ce fait il risquerait de ne pas réunir la majorité absolue nécessaire à l'approbation de la Commission par le PE. M. Schultz ne s'oppose pas au principe d'une désignation par les partis de leur candidat au poste de président de la Commission, si elle se fait sur la base du Traité de Lisbonne (qui prévoit que le président soit élu par le Parlement). « Cependant, a-t-il poursuivi, il est désormais clair que la Commission sera renouvelée sur base du Traité de Nice », lequel prévoit que « le président de la Commission soit proposé par le Conseil, pas par un parti », et qu'il soit soumis à une simple « approbation » du Parlement.

C'est là où je m'interroge sur la réthorique de Papa Schultz : "en tant que Parlementaire, je vais pas suivre une idée qui pourrait me donner plus de pouvoir dans l'équilibre institutionnel européen"... tout ça sous prétexte que les ratifications organisées par le Conseil battent de l'aile.
Mais alors, qu'a-t-il à y gagner ? A-t-il peur à ce point du Conseil de l'Union européenne qu'il préfère le ménager ? Parce que depuis le temps, il devrait le savoir : si le Parlement ne s'impose pas, il est pas prêt d'avoir plus de pouvoirs.
Et si le problème irlandais ne se résout pas (vu comment agit le gouvernement irlandais, je ne vois pas pourquoi les citoyens de cette île changerait d'avis), on est pas prêt de voir entrer en vigueur le Traité de Lisbonne... Donc, le Parlement européen s'assoit sur cette avancée et refuse de définir un candidat au poste de Président de la Commission, ce qui continue à le rendre moins fort dans son rapport de force avec la Commission et le Conseil ?
Un peu de courage Papa Schultz !
18:37 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, parlement, politique
23.10.2008
Quand Etienne Mougeotte se plante sur l'Europe ?
Je viens de lire l'édito d'Etienne Mougeotte sur Le Figaro.fr, intitulé "L'Eurogroupe starter de l'Europe".
Il commet quelques erreurs dans cette tribune notre ami Tétienne, mais peut-être a-t-il du écrire ce texte un peu trop rapidement pour poursuivre l'offensive "européenne" du gouvernement.
Je mets "européenne" entre guillemets, parce que les services de Nicolas Sarkozy lancent un ballon d'essai pour que Nicolas Sarkozy garde la main sur les affaires européennes, même après la Présidence française du Conseil de l'Union européenne (PFUE). Vision très française de l'Europe, il faudrait que Nicolas Sarkozy "garde la main" sur l'Eurogroupe durant cette tempête financière. Il faut dire que le président tchèque plus euro-tiède que tous les autres chefs de gouvernements de l'Union européenne ne donne pas beaucoup d'espoir sur la volonté politique qui sera affichée durant sa présidence.
Au Parlement européen cette semaine, l'action soutenue de Sarkozy a plutôt été saluée par les eurodéputés et le Président doit se sentir grisé... au point de tomber dans notre travers bien français : croire que c'est la France qui va diriger l'Europe dans la bonne direction.
Alors pourquoi en vouloir à notre ami Tétienne ? Voici quelques points :
- il tire à boulets rouges sur les Tchèques, soupçonnés de manque d'europhilie par rapport à la France (oui, oui, nous sommes les meilleurs, bien sûr) avec "ces héritiers lointains de la Mittleuropa ont plus d'attirance pour Washington que pour Bruxelles"...
- "Seule l'application du traité d'Amsterdam, qui prévoit l'élection d'un président de l'Europe pour deux ans et demi, permettra de sortir de l'ineptie d'une présidence tournante tous les six mois." Euh... Tétienne, on en est à Nice maintenant. De plus, tu confondrais pas avec le Traité de Lisbonne ? Il n'y a personne pour relire ta chronique ?
- "La présence de vingt-sept nations à la table européenne rend infiniment complexe le fonctionnement d'une union qui s'étend de Bergen à Famagouste et de Porto à Salzbourg." Bravo Tétienne ! Depuis 1995, l'Europe s'arrête à Salzbourg. Problème, depuis, on a eu deux séries d'élargissements, 2004 et 2007. Je suis sûr que Budapest (par exemple) sera content d'apprendre qu'elle ne fait pas partie de l'Union européenne... d'Etienne Mougeotte.
Et puis "Bergen"... C'est en Norvège Tétienne ! La preuve sur Wikipedia : ici.
Bref, faut pas écrire trop vite.
09:13 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : figaro, france, europe, sarkozy, politique
21.10.2008
Les élections américaines sont-elles les plus importantes ?
Ce matin, je me suis fait au réveil la réflexion suivante : est-ce que les élections américaines sont si importantes que ça ?
En effet, Europe 1 va suivre dans les 15 prochains jours tous les évènements jusqu'au 4 novembre, date de l'élection. Or, désolé, mais je ne vois pas ce qui va changer par rapport à d'habitude : cela fait des mois que nous sommes sous le feux des analyses sur ces élections d'outre-Atlantique. On a toutes les semaiens des reportages avec des "envoyés spéciaux", des intervenants dans le journal de 20h "en direct de Washington".
Par contre, les élections européennes dans moins d'un an... Oui, les journalistes ne sont pas aidés : ils n'ont pas d'homme (ou de femme) politique capable de parler de manière européenne à interroger. Petite exception, ce matin : Daniel Cohn-Bendit car il a un stature (parlementaire) européenne, chez Elkabbach. Mais on retombe dans les travers habituels après avec l'interview d'Eva Joly (qui rejoint les Verts pour les élections européennes) où on ne l'interroge pratiquement que sur Sarko and co.
Pourtant, en tant que journaliste, on a plein de choses à dire sur l'Europe : on a (au minimum) 27 pays à suivre, avec des situations nationales contrastées et des situations différentes à chaque fois. Moi, je trouve ça passionant. Mais pas les rédactions a priori.

Pourtant, en lisant La Libre, au milieu des sujets, deux éclairs sur lesquels je me suis précépité (bizarre de mélanger la foudre de Zeus et le chocolat non ?) :
- une présentation de Guy Verhofstadt, un portrait (national) dont pourrait s'inspirer les journaux français.
- un article sur les problèmes de l'opposition italienne à se rassembler, avec les grandes clés de lecture pour un lecteur non italien.
Voilà le type même d'article que j'attends d'un journal... Analyse, mise en situation, etc.
Mais il est vrai qu'il est en fait plus simple de parler des USA : tout le monde croit connaître ce pays, donc pas besoin de rentrer dans les détails d'un pays où Obama fait presque figure de "Che" tant il est dans la ligne de la droite de notre PS français. Ouhlala ! Faut que je fasse attention : je passerai presque pour un expert...
09:06 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, usa, politique, france
20.10.2008
Montreuil
Voici une idée pour décorer votre maison :

J'ai pris cette photo à Montreuil (93), avenue de la Révolution. Plutôt strange, non ?
Je me suis toujours dit que si j'étais commerçant, je demanderais à des graffeurs de peindre ce rideau de fer si moche que nous voyons au fil de nos rues quand l'heure du commerce est dépassée.
18:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montreuil déco





