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29.05.2008

Europe 1 et l'Union pour la Méditerranée

En écoutant le journal de 7h ce matin sur Europe 1, j'ai dressé l'oreille quand j'ai entendu le présentateur annoncer une analyse de l'Union pour la Méditerranée. Malheureusement, je suis déçu car on reste dans le superficiel et on mélange les genre.

En effet, le journaliste présente l'Union pour la Méditerranée non en disant le contenu ou en faisant référence à Euromed, mais en annonçant que la réunion du 13 juillet donnerait lieu a beaucoup de bouchons sur Paris... Ce sera la guerre mondiale circulatoire : il faut protéger les chefs d'Etats et de Gouvernements de l'Union européenne, les chefs d'Etats nord-africains et même Israel ! Ouh la la... sensation !

Quand même, il faut rentrer dans le technique quand on est un professionnel de l'information : le journaliste nous annonce alors qu'il y aura un siège pour l'organisation et un secrétariat général. Il reste évasif, forcément vu qu'il n'y a pas d'accord pour le moment. C'est peut-être ça un enjeu à expliquer ? Non, le journaliste préfère expliquer qu'il n'y aura pas de photo commune et que c'est pour convaincre tous les pays qui sont tièdes que Sarkozy va se déplacer.

Le tout finit sur le fait qu'il y aura durant la PFUE (Présidence française du Conseil de l'Union européenne) un pacte européen sur l'immigration. Mais quel est le rapport entre les deux ? En tous les cas, Jean-Pierre Jouyet n'en a jamais parlé !

Au final, je suis un peu dur avec notre ami le journaliste, mais je pense que s'il ne voulait pas entrer dans les aspects trop techniques, il faut donner aux auditeurs les enjeux de ce rendez-vous du 13 juin 2008 : les relations difficiles entre la Commission et la France (et les problèmes entre Guaino et Jouyet), ce sur quoi va se concentrer les missions de cette Union ou encore sur le remplacement d'Euromed (et la Politique Européenne de Voisinage ?)...

On est pas sorti de l'auberge !

28.05.2008

Que le PS devienne PSE...

J'ai lu le 14 mai dernier un formidable papier de Bernard Guetta : "Un rêve de gauche". Ce membre du Conseil de surveillance a tout compris : la solution au problème de perspective de la Gauche, c'est qu'il faut que le PS change de braquet et passe au niveau européen.

C'est simple comme idée, mais ce n'est pas simpliste : il faut que les leaders des PS de toute l'Europe acceptent de dire que le changement à apporter à la société ne peut plus se faire dans un cadre national. La Gauche de la Gauche stigmatise la Gauche social-démocrate qui vient de se faire battre par la Droite conservatrice partout en 2 ans : Allemagne, France, Suède, Angleterre, Italie. L'Espagne a failli "y passer". Les Gauchistes ont raison : un cap a été passé pour la Gauche.

Dominique Reynié disait hier soir dans une conférence de Sauvons l'Europe que la Gauche devrait faire face dans les prochaines années à une vague conservatrice, probablement empreinte de repli (national) et de xénophobie. Pour des raisons démographiques, l'Europe aura besoin d'immigration car nous aurons beaucoup de personnes âgées que les actifs actuels et à venir européens auront du mal à soutenir. La gestion d'une immigration n'est pas du tout prête actuellement, à l'image de l'immigration choisie qui se limite à son aspect "expulsion" pour le moment.

Or comme dit dans la tribune de Bernard Guetta, l'échelon aujourd'hui pour agir au niveau social est au niveau européen car nous sommes dans un monde globalisé et dans des économies européennes liées entre elles.

Mais est-ce que nos leaders socialistes sont prêts à seulement y réfléchir ? 

26.05.2008

1 million de visiteurs pour le Taurillon !

C'est symbolique mais c'est énorme : le Taurillon a dépassé en ce mois de mai le million de visiteurs depuis sa création !

http://taurillon.org/Le-Taurillon-atteint-le-million-de-v... 

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Il y a de quoi être fier : depuis sa création, fin 2005, c'est plus de 1500 articles qui sont publiés en ligne pour 400 rédacteurs différents... venus de toute l'Europe !

En fait, c'est ça qui me plaît le plus dans le Taurillon, nous remplissons une place qui n'existait pas du côté des pro-européens : engagés et proposant des solutions pour faire avancer le projet.

C'est capacité d'engagement nous donne le droit d'être critique (positivement ou négativement) et cela ouvre le débat. Regardons les choses en face, il y a des sujets plus polémiques que d'autres (comme la Turquie) mais notre capacité à nous engager à créer le débat sur le traité de Lisbonne sur notre site. Juste donner l'information sur ce traité aurait été une erreur : d'une part car il connaît certaines limites et d'autre part parce qu'il fait avancer le projet communautaire. Dans ce traité, il y a des outils pour que le citoyen puisse "prendre" le pouvoir. Objectif 2009 comme disait la résolution des JE - France fin 2007.

De plus, l'optique résolument fédéraliste est d'une vraie utilité pour pouvoir poser un débat sur les institutions qui ne sont plus suffisantes dans une Europe à 27 et une globalisation toujours galopante.

Être insatisfait par nature, c'est peut-être ce qui nous caractérise car nous essayons toujours d'aller plus loin. Cela veut dire prendre ce qu'il y a à prendre et continuer à demander derrière...

Être eurovigilant, ce n'est pas facile tous les jours. Car être pédagogique et engagé est toujours un travail d'équilibriste.

Mais surtout continuons le combat ! 

23.05.2008

En attendant Dublin, "Lisbonne" est passé à Berlin

Voilà une info qui ne sera sûrement pas reprise par les journaux télévisés : le Bundesrat (chambre des Régions) a confirmé le vote du Bundestag (chambre des députés) quant au traité de Lisbonne.

En fait, nous devons être tous tendus vers Dublin pour le 12 juin. Ce sera le jour du référendum sur le traité de Lisbonne. Qu'en sera-t-il ? Si les Irlandais votent Oui, on entendra un grand ouf sortir de toutes les chancelleries. Et le Royaume-Uni se sentira en obligation de ratifier un traité où c'est lui qui a obtenu les principales avancées (ou reculades si on se place d'un autre côté de la Manche).

Si les Irishs votent Non, deux scénarios se profilent :

- on "re-négocie" une version irlandaise comme avec la version danoise de "Maastricht" et on re-soumet à Référendum avec de nouveau une grande campagne d'information comme cela s'était passé pour le traité de Nice. On ne comprend d'ailleurs pas pourquoi le gouvernement en place n'a pas fait de même en tirant les expériences du passé.

- on arrête tout et on en reste à Nice. Pas parce que c'est mieux, mais parce que personne parmi les leaders européens n'ont une alternative à proposer.

Quelque soit la situation, nous sommes devant une parodie de "démocratie" où les tenants du Oui et du Non appellent les Irlandais à faire triompher leur idée. Pâle résultat de ratifications nationales qui s'enchainent sans que cela crée un moment européen mais bien une somme de moments nationaux.

Comment se fait-il que ce sont les Irlandais qui vont décider pour les Français, les Baltes et consorts ? Car ne nous trompons pas, on risque d'avoir le même processus en cas de Non qu'après le référendum de 2005 en France où le peuple avait décidé, mais pas seulement pour lui. Les référenda français et néerlandais ont décidé à la place des résultats de 18 pays (dont 2 par référendum) qui représentaient plus de la majorité des 492 millions d'Européens. 

Nous ne pouvons nous en satisfaire. Et même si le Oui l'emporte, nous devrons nous mobiliser en tant que Société civile pour sortir nos dirigeants de leur apathie européenne.

22.05.2008

Touche pas à mon drapeau

Peut-être que plusieurs d'entre-vous ont vu la même chose que moi : des marins-pêcheurs brulant un drapeau européen pas loin de leur ministère de tutelle...

Je trouve ça choquant qu'aucun représentant français ne présente ses excuses auprès des instances européennes. Plusieurs de nos concitoyens attaquent un symbole européen sans que cela ne provoque d'émoi... donc pas la peine de s'en préoccuper ?

Attaquer l'Europe est une bien mauvaise manière de défendre les intérêts de cette profession... en effet, en attaquant un des symboles européens préférés des Français, les manifestants démontrent surtout leur extrêmisme.

En même temps, c'est plutôt un extrêmisme bien réfléchi : ils ne risquent en effet aucune sanction pénale ou civile !

Car pour les attaquer, il faudrait que cela soit une contravention, un délit ou un crime que de brûler un drapeau européen. Or si cela l'est pour le drapeau français, symbole de notre République, les symboles européens eux sont dans un certain flou.

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Il serait grand temps que les symboles européens soient mis au même niveau que ceux de la République.

Déjà qu'on s'émeut pas de voir un drapeau brûlé, alors de là à en faire une loi... c'est bien triste. 

14.05.2008

9 mai férié ?

Faut-il rendre férié le 9 mai ?

Cette question est une marotte dans le milieu européen : personne au niveau de la population ne sait qu'il s'agit d'une fête de l'Europe alors que celle-ci constitue un symbole de paix célébré dans toute l'Europe.

Déjà dans le Taurillon, l'article de Cédric Puisney sur le remplacement du 8 mai par le 9 mai comme jour ferié est très visité chaque année au mois de mai alors que le reste de l'année, il passe inaperçu.

Robert Toulemon sur son blog nous apporte une info intéressante : Jean-Pierre Jouyet a déclaré sur le parvis de l'Hôtel de Ville qu'il souhaitait que le 9 mai soit férié dans toute l'Europe.

Bonne nouvelle, les politiques s'en mêlent après Juncker et Giscard d'Estaing. Il est vrai que ce serait un beau symbole très consensuel dans les milieux pro-européens. D'ailleurs, j'aimerais bien que les chefs d'Etats et de Gouvernements décident d'expliquer pourquoi pédagogiquement.

Car il ne faut pas que nous nous contentions d'obtenir ce symbole : nous n'aurions des reportages que de quelques minutes et aprèson passe à un autre sujet. Or le citoyen doit être associé à ce genre de décision.

Les Pro-européens savent ce que représentent le 9 mai comme jour férié : mais sommes-nous sûr que le citoyen lambda le percevra lui aussi ?

06.05.2008

7 mai à Lille : Paroles d'Européens

Je serai demain à Lille et je ferai du "Liveblogging"... Avec un peu de chance, je poserai une question à Jean-Pierre Jouyet ou Rama Yade...

Pour plus d'infos pour ce premier débat sur la présidence française : ici.

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Je ferai donc plusieurs billets tout au long de la journée ici et sur le Taurillon.

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