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23.05.2008
En attendant Dublin, "Lisbonne" est passé à Berlin
Voilà une info qui ne sera sûrement pas reprise par les journaux télévisés : le Bundesrat (chambre des Régions) a confirmé le vote du Bundestag (chambre des députés) quant au traité de Lisbonne.
En fait, nous devons être tous tendus vers Dublin pour le 12 juin. Ce sera le jour du référendum sur le traité de Lisbonne. Qu'en sera-t-il ? Si les Irlandais votent Oui, on entendra un grand ouf sortir de toutes les chancelleries. Et le Royaume-Uni se sentira en obligation de ratifier un traité où c'est lui qui a obtenu les principales avancées (ou reculades si on se place d'un autre côté de la Manche).
Si les Irishs votent Non, deux scénarios se profilent :
- on "re-négocie" une version irlandaise comme avec la version danoise de "Maastricht" et on re-soumet à Référendum avec de nouveau une grande campagne d'information comme cela s'était passé pour le traité de Nice. On ne comprend d'ailleurs pas pourquoi le gouvernement en place n'a pas fait de même en tirant les expériences du passé.
- on arrête tout et on en reste à Nice. Pas parce que c'est mieux, mais parce que personne parmi les leaders européens n'ont une alternative à proposer.
Quelque soit la situation, nous sommes devant une parodie de "démocratie" où les tenants du Oui et du Non appellent les Irlandais à faire triompher leur idée. Pâle résultat de ratifications nationales qui s'enchainent sans que cela crée un moment européen mais bien une somme de moments nationaux.
Comment se fait-il que ce sont les Irlandais qui vont décider pour les Français, les Baltes et consorts ? Car ne nous trompons pas, on risque d'avoir le même processus en cas de Non qu'après le référendum de 2005 en France où le peuple avait décidé, mais pas seulement pour lui. Les référenda français et néerlandais ont décidé à la place des résultats de 18 pays (dont 2 par référendum) qui représentaient plus de la majorité des 492 millions d'Européens.
Nous ne pouvons nous en satisfaire. Et même si le Oui l'emporte, nous devrons nous mobiliser en tant que Société civile pour sortir nos dirigeants de leur apathie européenne.
15:00 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique





