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26.04.2008
Sarkozy et la pédagogie européenne

Comme vous l'avez peut-être lu sur le Taurillon, je n'ai pas du tout aimé l'intervention télévisée de notre Président de la République, M. Sarkozy. En effet, alors qu'il a plutôt été bon dans la forme et qu'il a du rassurer son électorat, il n'a presque pas parlé d'Europe... comme si la France était seule et qu'elle n'avait à se préoccuper des autres pays européens que comme des concurrents (avec ses références permanentes à l'Allemagne).
J'ai trouvé une information qui ne m'a pas calmé dans Le Monde (Merci Fabien Chevalier pour l'info) : il était prévu et convenu avec les journalistes de ne pas parler du sujet européen !
Cela explique pourquoi nos amis les journalistes n'ont même pas parlé de la (proche) présidence française du Conseil de l'Union européenne. Mais cela ne justifie pas pour autant qu'on fasse comme si la construction communautaire n'existait pas.
C'est très troublant de se dire que ceux qui ne sont pas engagés comme moi sur l'Europe peuvent totalement passer à côté de cette problèmatique européenne de l'économie française par exemple. En même temps, si les responsables politiques font croire que la France est toute seule et qu'elle peut tirer son épingle du jeu sans les autres dans la Mondialisation... il n'y a pas de raison pour que cela change.
Mais est-ce vraiment ça le rôle d'un responsable politique ?
09:55 Publié dans Europe , Podcast | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique
24.04.2008
Circulez ! Les ratifications n'intéressent personne...

Après avoir appris que la Slovaquie avait ratifié le traité de Lisbonne grâce au blog de Dominique Reynié, j'ai lu sur le blog de Jean Quatremer que le Portugal avait aussi ratifié. Au final, il y a déjà 10 pays qui ont ratifié. Et personne n'en parle...
Bah oui, le traité de Lisbonne, qui a été réalisé en catimini grâce au retour de l'intergouvernementalisme triomphant, n'intéresse pas les médias et le citoyen.
Peut-être que le risque d'un vote "non" en Irlande va intéresser les journaux télévisés... et encore. Car si le vote penche pour le Oui, on fera comme si de rien était. Si le Non passe, on verra, mais je paris qu'on aura des grandes déclarations sur le fait qu'on ne peut pas tout recommencer et qu'on fera revoter ces satanés Irlandais.
Bref, personne n'abordera les deux questions brûlantes :
- pourquoi avons-nous un système de ratification si long alors que les chefs d'Etat et de Gouvernement avaient réussi au bout d'âpres négociations à faire leur petite cuisine ?
- pourquoi 1 pays sur 27 peut bloquer tous les autres alors que 10 ont déjà ratifié par exemple ?
Parce qu'au lieu de demander l'avis de tous les Européens en même temps, on préfère passer chacun par chez soi, des fois qu'on soit un peu obligé de réfléchir avec les autres. On éviterait ça en ayant un référendum pan européen... mais peut-être sommes-nous, nous les Fédéralistes, trop révolutionnaires ?
S'il y a un vote "non" en Irlande, on entendra les Eurosceptiques dirent que le projet européen ne vaut plus rien. Le problème est qu'ils auront la parole dans les médias sans personne pour leur répondre car c'est tellement plus facile de ne pas aborder un sujet dérangeant : est-ce que la France peut s'en sortir toute seule ?
Mes amis qui ne sont pas engagés comme moi dans la construction européenne me disent souvent ces derniers temps "Alors avançons clairement et faisons l'Europe, la Vraie, ou restons dans nos frontières, mais faut qu'on choisisse maintenant".
Et pour le coup, c'est eux qui ont raison... et qui posent la bonne question !
11:05 Publié dans Europe , Podcast | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique
23.04.2008
Quelques photos de la ligne 13 et du Raincy
Voici quelques photos que j'ai prises dernièrement...
La Ligne 13 change ses rames.





14:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : le raincy, metro
22.04.2008
Boycott des produits français en Chine
Nicolas Sarkozy a décidé d'envoyer une ambassade en Chine pour faire voeux d'allégence afin d'appuyer une lettre d'excuses ridicule à une athlète handicapée qui avait été pourtant protégée par la police française.
On voit comment un petit pays comme la France est trop petit pour pouvoir réagir à un boycott sur un marché aussi important et en pleine expansion qu'est celui chinois. Les autorités chinoises, qui ont lancé en réalité l'appel à l'indignation du peuple de l'ancien empire du Milieu, ont gagné sur toute la ligne : les Français se mettent à genoux et ne pourront vraisemblablement pas avoir une meilleur position quand ils s'exprimeront au nom de l'Union européenne au moment des JO.
L'Europe est divisée et donc faible. Certes M. Sarkozy n'est pas encore président par intérim du Conseil de l'Union européenne, mais vu comment il affaiblit la position de la France, il aurait pu demander au moins l'avis sur un soutien éventuel des autres leaders européens.
Ne jetons pas seulement la pierre aux services de la présidence de la République qui écopent ce qu'ils peuvent face à la tactique très efficace des Chinois : diviser pour mieux régner. Je n'ai pas connaissance de réaction forte de solidarité d'un dirigeant européen pour dire que le boycott des produits français était scandaleux... Ce silence à courte vue pour protéger les produits nationaux des autres pays européens est préjudiciable à l'ensemble de notre continent.
Et si M. Sarkozy avait le courage de proposer à ses partenaires européens de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques en tant que Président du Conseil de l'Union européenne ? Un nouveau boycott des produits français devrait alors entrainer une solidarité européenne.
Il est quand même terrible d'espérer la politique du pire... pour avoir une Europe forte.
10:05 Publié dans Europe , Podcast | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique
17.04.2008
Défense européenne et Otan : in or out ?
Doit-on avoir une défense européenne dans l'Otan ou en dehors ?

En effet, après les annonces de Nicolas Sarkozy en Angleterre et au sommet de l'Otan, on est en droit de se poser la question. Même si pour l'instant il n'y a rien de fait, ni dans un sens ni dans un autre : il n'y a pas de défense européenne.
Alors on s'alarme en France : allons-nous perdre notre "indépendance" que nous tenons depuis le Général De Gaulle ? Pfff... J'ai l'impression surtout qu'on surjoue un rôle qui ne nous n'avons pas. Le prestige réel que possède la France dans le monde nous aveugle un peu.
Nous ne pesons rien pas grand chose sans nos partenaires européens. La Chine peut nous menacer (par le biais d'internautes bien organisés) de boycott sur nos produits, nous ne représentons même pas 1% de sa population. Pour les Chinois, la différence entre les Anglais et les Français est mince. Le boycott sur Carrefour ne nous concerne pas parce que "nous" avons perturbé le passage de la flamme à Paris. Il faudrait dire que nous sommes visés parce qu'au moment de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, nous aurons la présidence du Conseil de l'Union européenne... Mais nos médias préfèrent faire comme si nous étions si importants aux yeux des Chinois. C'est l'Europe qu'ils visent, elle qui pèse la moitié de la Chine et qui est la première zone économique mondiale (à défaut d'être une puissance).
C'est un peu pareil pour le sujet de la défense européenne : à écouter Bayrou l'autre jour sur Europe 1, la France représentait l'Europe en étant pas dans le commandement intégré de l'Otan. On perdrait notre gros avantage : on décidait tout seul et on représentait les autres. Voilà une vision qui n'est pas très européenne... Au moins, reconnaissons à Bayrou de parler d'Europe là ou le reste du personnel politique parle de l'honneur de la France.
Les médias ont d'ailleurs décidé de reprendre cette vision : alors on passe sur le message de la diplomatie française qui par le biais de Kouchner nous annonce que "l'Europe sort renforcée du sommet de l'Otan". Or nous avons là a priori un vrai choix stratégique bien plus important que la ré-intégration par la France du commandement intégré de l'Otan.

En effet, devons-nous faire une défense européenne au sein de l'Otan ? Pourquoi pas après tout : nos chefs d'armées se connaissent et travaillent déjà ensemble. De plus, une armée américaine ne pourrait plus décider pour tous les autres du fait de son poids si elle a une armée européenne avec elle. De plus, les pays de l'Est qui voit dans l'Otan une vraie protection contre l'influence russe aurait l'impression d'être plus respectés que s'ils s'aperçoivent bientôt qu'ils ne sont que les petits alliés des USA.
Cette hypothèse ne doit donc pas être écartée, mais est-ce que les Américains vont nous laisser faire ? Pourquoi nous laisseraient-ils nous former en tant que second pilier d'égal à égal au sein de l'Otan alors qu'ils ont tous les avantages pour le moment ? Pour le coup, Bayrou que je critiquais plus haut a raison : arrêtons de faire comme si nos partenaires américains étaient des naïfs. C'est effectivement nous qui le serions de le croire.
Alors une armée en dehors de l'Otan ? Cela voudrait dire qu'on arrête le système actuel. Cela est séduisant pour nous, les Français. Mais est-ce que nos partenaires européens y sont prêts ? Je ne le crois pas : surtout tant que nous n'avons pas la formation d'une Europe plus politique.
La première étape sera donc les élections européennes de 2009 où nous avons la possibilité d'avoir la mise en place d'un gouvernement européen (sous certaines conditions). Il faudra aussi que nous posions clairement les bons sujets : une défense européenne, tout le monde est d'accord sur le principe. Mais au sein de l'Otan ou pas ? Poser cette question nous ferait déjà passer de ladéclaration de principe à la véritable étude du dossier.
09:50 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique





