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31.03.2008
Lipdub des Jeunes Européens - France
Voici le lipdub réalisé début mars par les Jeunes Européens - France lors de notre sémianire de formation.
Comme vous le voyez, je surjoue totalement, c'est d'ailleurs fait pour ça. On sent que c'est fait à l'arrache mais les 70 participants ont kiffé. En plus, on est dans le théâtre municipal de Grenoble : on a essayé de jouer avec le décor.
Petite anecdote : au moment où on le faisait, il y avait la messe dans l'église d'à côté... j'espère que les fidèles nous pardonneront !
09:34 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique
30.03.2008
Banderolle haineuse, traitement médiatique disproportionné
Que se passe-t-il ? Les méchants supporters parisiens ont fait pleurer les formidables supporters lensois à cause d'une banderolle débile et haineuse ? Mais en plus, c'est un scandale, il y avait un pénalty litigieux...
Qui a intérêt à faire gonfler l'histoire dans tout cela ? Va-t-on laver l'honneur des "Ch'tis" avec cette mascarade médiatique ? Non, par contre, on va en vendre du papier sur cette "sale" histoire. Tous les ingrédients sont là :
- les gentils supporters colorés et "festifs" du Nord qu'on adore tellement en ce moment.
- les méchants, racistes et parisiens à l'excès.
Faut dire que le traitement médiatique facilite grandement la compréhension de la ménagère de moins de 50 ans et de sa petite famille : depuis des années, on nous dit que le public lensois est le meilleur public de France et que les supporters parisiens sont racistes et haineux.
Encore une fois, on passera sous silence que les pauvres victimes "sang et or" ont chanté plusieurs fois durant ce même match (avant et après la banderolle) des puissants "Paris ! Paris ! On t'encule !". On passera sous silence que l'entraineur et le président du club de Lens donnent une bien mauvaise image aux jeunes en expliqant que "l'arbître nous a volé". Ne sont-ils pas pourtant des éducateurs eux aussi ?
Mais là, c'est plus compliqué à expliquer parce que les gentils se transforment en méchants. Et puis, il faudrait leur rappeler que si l'arbître plein de sang-froid ne siffle pas pénalty (ce qui aurait pu aussi être possible), il y aurait eu un sentiment également d'injustice chez les parisiens.
Donc, moralité, que les CRS tapent sur n'importe qui avant le match du côté parisien (supporters ultras-hooligans ou en famille), on ne peut pas en parler vu que c'est contre les méchants que les représentants de l'ordre ont joué du tonfa.
Par contre, une banderolle de ces mêmes méchants fait plusieurs minutes au JT. Qu'il faille la dénoncer et dire que c'est débile, 100% d'accord. Mais il faudrait arrêter de ne traiter qu'une partie de l'affaire. Sauf que problème, dans 2 jours, on sera passé à un autre sujet d'actualité et qu'une autre banderolle aussi débile sera sortie dans un autre stade et par un autre groupe de "supporters".
Au fait, il y a peu contre Lille, des supporters avaient sortis une banderolle pas très fine non plus qui ne respire pas non plus un meilleur esprit : "Luchin, grand stade, match au SDF, vous serez toujours laids".
Mais "oups", ce sont les gentils du point de vue médiatique qui l'avaient sortis lors du derby Lens-Lille. Et puis, c'était entre gens du Nord, des Ch'tis tellement merveilleux qui nous font rire au cinéma.
N'est-ce pas ?
17:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : foot, france, média
29.03.2008
Discours de Sarkozy devant le Parlement anglais
Je suis assez dubitatif, je vais reprendre ses points sur l'Europe. Il passe en effet beaucoup de temps sur le Royaume-Uni et son rapport à la France... mais c'est un peu le but de son voyage, non ?
"Hier condamnés par toute une école de pensée, les Nations et les États - le mot Nation ne me fait pas peur – les Nations et les États doivent trouver une réponse aux inquiétudes et aux angoisses de nos concitoyens. Le monde traverse des changements considérables et les nations ont besoin de passeurs d’une époque à une autre. Nous vivons le XXIème siècle avec les règles du XXème. C’est le rôle que doivent se fixer nos deux pays."
"Si le Royaume-Uni et la France parlent d’une même voix contre le réchauffement climatique, cette voix sera entendue même par ceux qui doutent de gravité de la menace qui pèse sur notre planète. Je pense d’abord aux Etats-Unis, car pour prévenir une catastrophe écologique le monde a besoin de l’Amérique. Et qui mieux que les amis les plus sincères de l’Amérique peuvent les convaincre, lui rappeler les responsabilité s mondiales qui sont les siennes, au nom des valeurs qui nous sont communes et pour lesquelles nous avons partagé tant de sacrifices ?"
"L’Union européenne - je veux le dire parce que c’est ma conviction la plus profonde - est notre oeuvre commune à vous et à nous. C’est une oeuvre de paix, c’est une oeuvre de démocratie et de prospérité. C’est une aventure sans précédent dans l’histoire de l’humanité, sans précédent après des siècles de guerres, de morts et de souffrances auxquelles l’Angleterre et la France ont pris une si grande part. Les peuples d’Europe ont décidé souverainement – sans que personne ne les y oblige, seules leur raison et leur intelligence – de bâtir ensemble leur avenir."
Europe et United Kingdom
"Je suis venu vous dire, chers amis britanniques, que l’Europe a besoin du Royaume-Uni et j’ai une certaine crédibilité à le dire car, mes amis britanniques le savent, j’ai toujours pensé cela depuis bien longtemps : nous ne pouvons pas construire une Europe prospère, démocratique, efficace, sans le Royaume-Uni. Et j’ai la faiblesse de penser que, quelles que soient les convictions, que je respecte, que le Royaume-Uni, comme la France, nous avons besoin de l’Europe. Qui peut penser que l’Europe serait plus forte sans le dynamisme britannique ? Qui peut penser que le Royaume-Uni aurait plus d’influence dans le monde s’il revenait au splendide isolement ? Qui peut penser que les défis qui se posent à nos nations aujourd’hui pourraient être mieux résolus dans un cadre strictement national ?"
Alors je vais aller encore plus loin, nul ne demande au Royaume-Uni de renoncer aux liens si fraternels et si profonds qui l’unissent depuis trois siècles à l’Amérique, nul ne demande au Royaume-Uni d’abandonner les relations si particulières qu’il entretient avec le Commonwealth.
Ce serait vous demander de renoncer à être vous-mêmes. Ce serait stupide car ce serait surtout priver l’Europe de ce que le Royaume-Uni peut lui apporter de plus précieux : cette ouverture au monde, ce rayonnement exceptionnel, cette culture de la diversité dont l’Europe a besoin. Nous avons besoin en Europe des Britanniques, des vrais Britanniques, pas de Britanniques différents. Et la position de l’Europe dans le monde ne tient pas seulement au nombre de ses habitants et à la quantité de ses ressources. Cela tient à notre capacité à rayonner sur tous les continents. Et je l’ai dit pour les britanniques, mais je le dis pour la France. Que serait l’Europe sans les liens de la France avec la Francophonie ? Que serait l’Europe sans les liens l’Espagne avec le monde hispanique ? Que serait l’Europe sans les liens du Portugal avec la lusophonie, et bien sûr du Royaume-Uni avec le monde
anglo-saxon ? Il n’y a pas de contradiction. L’Europe doit se construire sur des nations qui n’ont pas peur de défendre leur identité.
Mais nos vieilles nations européennes ne peuvent espérer jouer un rôle qui soit digne d’elles que si elles décident d’agir ensemble.
L’Europe est ce que nos nations ont construit de plus remarquable au cours du demi-siècle écoulé.
Nos deux pays veulent une Europe respectueuse des identités nationales. Je n’ai pas eu peur pendant ma campagne électorale de dire que l’identité n’était pas une pathologie. D’ailleurs, à ceux qui plaident pour la diversité j’aimerais qu’ils m’expliquent ce qu’il adviendrait de la diversité si on supprimait les identités. Pour qu’il y ait de la diversité, faut-il encore qu’on ait respecté les identités.
Nous voulons une Europe qui refuse la tentation bureaucratique, qui ne cherche pas à imposer les mêmes normes partout.Nous voulons une Europe qui soit capable d’agir. Mes chers amis britanniques, si nous voulons changer l’Europe, et nous le voulons, nous les Français, alors nous avons besoin de vous à l’intérieur de l’Europe, pas à l’extérieur, car qui peut espérer peser sur l’évolution de l’Europe s’il se met à l’extérieur de l’Europe alors que l’Europe a besoin que, de l’intérieur, on la change. Voilà le message que les Français m’ont demandé de porter, eux qui ont voté à 55% non lors d’un consultation.
Trop longtemps, nous les Européens, c’est vrai nous avons fait des erreurs, nous avons consacré notre énergie à des débats institutionnels qui nous divisaient au lieu de nous réunir, et qui ennuyaient profondément nos peuples et, il faut bien le dire, nous-mêmes. Alors, le Traité de Lisbonne est imparfait mais il met fin, pour longtemps à ces affrontements du passé. Et maintenant il nous faut consacrer notre énergie à des projets concrets : la lutte contre le changement climatique, l’énergie, l’immigration, le développement, la sécurité, la défense. Sur ces sujets, qui seront au coeur de la Présidence française à partir du 1er juillet, le Royaume-Uni et la France doivent agir dans la même direction."
- Premier et deuxième passage en gras, il dit clairement l'enjeu de la construction communautaire dans un contexte mondialisé.
- Troisième passage en gras, n'importe quoi ! L'Europe serait-elle un monstre qui légifère sur tout ? Et d'ailleurs, dans l'Europe actuelle, qui décide si ce ne sont les États ? Sympa de la part d'un Etat comme le notre qui a plus de fonctionnaires à la Mairie de Paris que la Commission à Bruxelles ! C'est une parole facile qui joue sur les peurs des citoyens...
- 4ème passage en gras, tant que les Etats ne transfert pas le pouvoir au Parlement européen, cela ne changera pas ! Surtout qu'au final, même un traité censé être simplifié fait 259 pages... Mais pour les projets qu'il énonce, il faut des institutions qui marchent et qui ne soient pas le fruit de marchandages.
- "Et qu’il me soit permis de prendre quelques exemples. Le Royaume-Uni, cher Gordon BROWN, veut une Europe exemplaire dans la lutte contre le changement climatique et dans la protection de l’environnement. La France le veut aussi. L’avenir de
la planète dépend de notre réponse à nous Européens. A nous d’entraîner tous les autres, les Etats-Unis, la Chine, l’Inde. A nous d’inventer une croissance nouvelle, forte et durable. Et l’Europe a un rôle essentiel à jouer pour parvenir à un accord universel qui succédera au protocole de Kyoto. Mais pour être crédible, l’Europe doit montrer, l’exemple, doit montrer le chemin, et qui peut convaincre l’Europe d’aller dans ce chemin ? Le Royaume-Uni et la France."
C'est bien de mettre l'Europe comme porte-parole.
- "Le Royaume-Uni veut une Europe qui soit capable de maîtriser l’immigration. Et je crois avoir bien travaillé avec nos amis anglais sur la question de l’immigration et de Sangatte. Mais la France le veut aussi. Il serait totalement illusoire de croire que nous pouvons avoir encore 27 politiques nationales de l’immigration, à l’heure du grand marché européen. La France et le Royaume-Uni le savent bien, nous avons développé une coopération bilatérale exemplaire. Je considère essentiel que nous nous dotions d’un pacte européen de l’immigration. Comment pouvez-vous résoudre les problème d’immigration qui sont les vôtres si la France ne résout pas les siens ? Et comment la France pourrait-elle résoudre les siens si, entre le Royaume-Uni et la France, il n’y a pas une même volonté politique ? Et à quoi servirait pour nous qui sommes dans l’espace Schengen d’avoir fait l’espace Schengen et de ne pas en tirer les conclusions en terme d’immigration commune ? "
Mouais, mais faut-il pour cela passer dans le dos du Parlement européen ?
-"Je sais bien que le Royaume-Uni veut que la politique agricole soit réformée. La France y est prête. Une première étape sera franchie d’ici la fin de l’année. Je souhaite qu’elle soit l’occasion d’un débat apaisé, constructif, qui permette de nous réunir autour de quelques grands principes : la sécurité sanitaire, que vont manger demain les consommateurs britanniques, les consommateurs français, les consommateurs européens, si on continue à importer dans n’importe qu’elle condition, des produits dont on ne sait pas s’ils répondent aux conditions sanitaires que sont en droit d’exiger nos consommateurs ? Je suis sûr que, sur la qualité des produits, la protection du consommateur, la sécurité sanitaire, on peut en parler, on peut trouver un chemin commun. Bien sûr, il y aura des débats financiers, on les aura, mais parlons-en."
Il change par rapport à son discours au salon de l'Agriculture. Les conseillers de Michel Barnier ont dû lui dire qu'il ne pourrait pas changer de fond en comble la PAC comme il l'annonçait. Par exemple, sur la part dans le budget européen de la PAC, ce n'est pas possible de changer quoique ce soit.
"La France et le Royaume-Uni font face ensemble aux défis de la paix dans le monde. Nous sommes engagés ensemble dans les Balkans, Nous sommes engagés ensemble en Afghanistan. La France et le Royaume-Uni, à nous deux, nous représentons les deux tiers de l’effort de défense de nos 25 partenaires européens et le double de leurs efforts de recherche. Alors je vous en prie, laissons de coté les querelles théoriques, j’allais dire théologique sur l’Alliance Atlantique et l’Europe de la défense.
Notre intérêt, et celui de nos alliés, est de renforcer les deux en développant, en Europe, les moyens militaires indispensables à notre sécurité dans le monde actuel. On dit que le Royaume-Uni et la France ont des conceptions opposées de l’Europe et que
l’affrontement entre nos deux pays est une donnée structurelle de la construction européenne. Je ne suis pas d’accord, je pense profondément que nous pouvons là aussi nous allier. Je crois à la nécessité de l’OTAN. Je l’ai dit dans ma campagne électorale. Je crois à l’amitié historique avec les Etats-Unis d’Amérique et personne ne me fera renoncer à cette conviction. Et, dans le même temps, je pense que si l’Europe veut être digne de ce nom, elle doit être capable d’assurer sa sécurité. Elle ne peut pas simplement être capable d’assurer sa prospérité."
Il place clairement la défense européenne dans le cadre de l'OTAN. Je pense qu'il a tort, mais cela correspond à un consensus avec les pays de l'Est à mon avis.
Amitié franco-allemande
"Bien sûr, pour nous Français, l’amitié franco-allemande, c’est la base de la réconciliation européenne. Mais je suis convaincu que dans l’Europe d’aujourd’hui, le moteur franco-allemand est indispensable. Mais il n’est pas suffisant. Et pour rassembler les 27 nous avons besoin d’abord de cette nouvelle entente franco-britannique."
Je trouve bizarre cette manière de fonctionner : on fait de la France le pivot du dialogue au sein de l'Europe, mais on sépare nos partenaires ? Il serait plus logique de dire si Sarkozy veut allier le Royaume-Uni au couple franco-allemand de dire que les sommets seront désormais tri-partites. Je ne suis pas sûr que nos amis germaniques apprécient plus que cela... malgré les déclarations le lendemain de notre Président.
08:50 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique
28.03.2008
Parti Socialiste (pro-) Européen à Clichy
En allant à Clichy-La-Garenne, en sortant à la station "Mairie de Clichy" sur la ligne 13, j'ai eu la bonne surprise suivante :

Le local du PS avait clairement mis la mention "Européen" sur son enseigne. Choix courageux qui me convient très bien ! Il est important de donner cette dimension européenne à nos partis politiques. J'espère désormais que le congrès de novembre définira une ligne clairement pro-européenne.
Bravo à eux... s'il n'y avait pas eu les affiches "françaises", j'ai presque cru que le PSE avait une antenne en France !
17:20 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique
26.03.2008
Le Royaume-Uni empêche l'Europe d'avancer
Je viens de lire l'interview de Gordon Brown dans Le Monde. Comme d'hab', l'Anglois me mets en colère. Mais à quelques heures d'un France-Angleterre en Football, peut-il en être autrement ?

En effet, comme d'hab', les dirigeants anglais nous servent la soupe du "Il faut une Europe qui puisse être un acteur mondial"... mais, après le traité de Lisbonne, il ne faut surtout pas toucher à l'aspect institutionnel pendant (au moins) 10 ans.
Alors, je sais bien que notre ami Godon Brown (voir sa présentation dans le Taurillon) doit faire passer la pilule outre-manche d'une ratification de ce traité et qu'il ne faut pas faire peur aux plus euro-sceptiques. Je sais aussi que les différents gouvernements européens leur donnent raison à chaque fois en laissant le Royaume-Uni décider par exemple de ne pas se voir appliquer la Charte des Droits Fondamentaux. Mais après le chèque britanique, les dérogations à l'application de tel ou tel parti d'un traité européen... cela commence à faire beaucoup.
Alors peut-on faire l'Europe avec les Anglais dedans ? La meilleure façon serait d'arrêter toutes ces conférences intergouvernementales qui décident du futur de l'Europe. Le vote à la majorité qualifiée sur tous les sujets obligeraient les pays qui ne veulent se voir imposer l'Union européenne dans son ensemble à se poser la question de leur avenir dedans.
C'est à double-tranchant. Mais cela aura au moins le choix de la clarté.
Extraits de l'itw de Gordon Brown :
Quel doit être le rôle de l'Europe dans cette mondialisation ?
Depuis une décennie ou deux, à cause de son élargissement, qui est une grande réussite, car il apporte la paix et la prospérité aux pays de l'Est, l'Europe s'est concentrée sur elle-même et son organisation à vingt-sept. Le traité de Lisbonne décide de ce fonctionnement. Maintenant, dans l'économie mondialisée, elle doit se positionner vis-à-vis de l'extérieur.
L'Europe doit devenir un acteur global, elle doit construire une société capable d'affronter les changements climatiques, la lutte contre le terrorisme, les Etats voyous, la pauvreté et être en mesure de créer une coopération économique entre les pays riches et les pays pauvres.
Comme une entité, elle peut être leader sur l'environnement et changer la manière dont le monde voit le changement climatique. Elle peut mener la bataille contre le terrorisme et l'instabilité. Elle peut être à l'avant-garde de la création d'une société qui intègre, où toutes les populations peuvent bénéficier de la prospérité. Elle peut faire de grosses différences dans les relations entre riches et pauvres, elle est le plus gros donateur. L'Europe mondiale, l'Europe unie, travaillant ensemble pour des enjeux mondiaux dans la société mondiale est capable de changer fondamentalement les choses.
Reste-t-il un avenir en Europe pour une plus grande intégration ?
Les gens pensent à juste titre qu'avec le traité de Lisbonne à vingt-sept, il n'y a pas besoin de nouvelle réforme institutionnelle pour les dix ans à venir.
Soutenez-vous la candidature de Tony Blair à la présidence du Conseil européen ?
Bien sûr.
La Grande-Bretagne peut-elle prétendre être au cœur de l'Europe alors qu'elle reste hors de l'euro, hors de l'espace Schengen et hors des affaires de justice et d'immigration ?
Sur la justice et les affaires intérieures, nous avons le choix. L'essence de la coopération économique, c'est le marché intérieur, la monnaie unique a été construite au-dessus. Avec 60 % de nos échanges extérieurs tournés vers le marché intérieur, nous sommes un acteur central. Le fait que nous soyons hors de l'euro ou d'autres aspects ne nous met pas en marge des forces motrices du futur développement européen : le marché unique, l'environnement, et bien sûr le rôle de l'Europe dans le monde.
Souhaitez-vous une réintégration complète de la France dans l'OTAN et une relance de l'Europe de la défense, dix ans après les accords de Saint-Malo ?
C'est au président Sarkozy d'annoncer ce que veut la France mais j'accueillerais favorablement cette initiative.
15:45 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique
25.03.2008
Le Chat d'Pascale chasse l'agneau
Ma mère vient d'adopter un p'tit chat. Formidable histoire comme Annie Duperey en raconte dans son livre "Les Chats de Hasard".

En effet, ma mère, Pascale, décide de tourner la page écrite en lettres d'Amour de notre chat Gaëtane qui nous avait quitté l'année dernière et d'adopter un chat. Direction donc la SPA. Elle se trompe de couloir et arrive à l'infirmerie. Des chats pas très en forme lui font face. Pas tous, une petite puce saute et court vers elle. Evidemment, il s'agit de "Clythis" le chat que ma mère adoptera.
Pour la légende, alors que Clythis se laissait mourir à l'infirmerie, dès qu'elle est arrivée à l'appartement de mes parents, voici une résurection... la semaine de Pâques ! Elle ronronne, elle explore, elle joue, elle mange comme quatre, elle miaule en courant, elle fait office de réveil matin... Bref, une vraie vie de chaton.
Pour confirmation du fait que ce n'était pas l'ageau pascal mais bien le chat d'Pascale qui tenait la corde ce week-end, voici une image bien pieuse :


10:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chat, animaux, la rochelle
12.03.2008
Peluche et capote, vive l'Europe !
Je prends souvent l'exemple pour expliquer la méthode européenne de la peluche et de la capote.
Quel rapport ? Et bien quand on explique la méthode communautaire à des jeunes étudiants, il vaut mieux prendre deux exemples qu'ils "pratiquent" souvent :
- l'achat de la peluche pour les petits, pour ses potes ou pour soi (cadeau simple et pas trop cher qui permet de créer des réactions émotives communes).

- la capote symbolise la prise d'autonomie vis-à-vis des parents puisqu'on est majeur et qu'on est plus obligé de se cacher.

Je sais, c'est de la psychologie de comptoir, mais c'est souvent bien intégré par les étudiants...
Alors en quoi la peluche et la capote ont un rapport avec l'Europe ? La norme "CE" sur l'étiquette... ou pas justement. Car c'est un bon exemple pour montrer que si un pays est en avance sur les autres, il ne sera pas obligé de "régresser" pour se mettre au niveau des autres.


- La norme "CE" garantie pour les acheteurs de peluches que celles-ci sont au niveau minimal de sécurité que l'Europe a défini.
- pour les capotes on est encore plus strict en France que ce que l'Europe a défini. Donc c'est la norme NF qui s'applique en priorité et qui est recommandé.
11:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique
10.03.2008
Parc de Sceaux, Manga et tournoi des VI Nations
J'ai pas mal bougé ce week-end.
Avec mon pote de collège Eric, nous sommes allés au Parc de Sceaux. C'était l'occasion de tester mon appareil photo, un Kodak Easyshare V1253.
Le Parc de Sceaux, c'est toujours aussi sympa pour se ballader. En plus d'un jardin à la française, il y a des parcours style "Krappa". Il y a aussi eu des rencontres : des gens avec des furets (il court, il court le furet) en laisse, un écureuil jouant à Spyder-écureuil sur un grillage, etc.

Spyder-Ecureuil veille et guette le moment pour agir...

et utiliser le grillage comme Spyderman avec les immeubles !

Après avec Eric, direction porte de Champerret pour le salon Paris-Manga. Beaucoup de monde... mais peu de gens de notre âge, plutôt du 15-16 ans en masse. Inutile de dire que le porte-monnaie a eu mal : intégrale du DA Donjeon et Dragon, musique des Studios Gibli (Princesse Monoké, Le Royaume du Chat, etc), "La Traversée du temps" par le scénariste de Paprika et un One Shot (manga en un seul volume et non 12 ou 75...) des Editions "Ki-Oon" qui s'appelle "Reset".


Dimanche après-midi, en dehors d'aller voter, je suis sorti pour aller au Stade de France pour voir France-Italie. Victoire méritée de nos joueurs mais très bonne mêlée italienne. Nos lancements en touche ont été catastrophiques. Au final, victoire méritée, mais il faudra hausser le niveau.

14:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, manga, rugby
08.03.2008
L'Europe et les municipales
En préparant la semaine spéciale sur le Taurillon consacrée aux municipales, je me suis aperçu que l'aspect révolutionnaire de cet échelon passait totalement inaperçu.

Or, cette particularité de l'élection du maire est totalement acceptée par tout le monde ! Sur Paris, même le FN a un candidat non-français sur ses listes... et cela c'est sans compter les citoyens qui se présentent avec la double-nationalité, puisqu'ils ne sont pas comptés comme "Européens" dans les statistiques de l'Insee.
Il me semble tout à fait normal qu'une personne résidant en Franc, payant des impôts, travaillant et bénéficiant de la solidarité nationale puisse voter pour ceux qui vont le représenter et vont prendre des décisions qui concernent son avenir.
3 remarques :
- je ne vois pas pourquoi un Portugais qui peut se présenter sur les listes ne peut pas être candidat directement au poste de maire. Tout citoyen européen résidant dans un pays de l'Union et y étant établi doit être capable d'assumer pleinement sa qualité de citoyen.
- cette disposition doit être étendue à toutes les élections françaises, notamment les législatives et les présidentielles. Dépassons cette conception de la nationalité qui aujourd'hui est enrichie de toutes les manières dans les textes et dans l'esprit par la citoyenneté européenne. Un Anglais peut vivre toute son existence en France. Il a des origines et une culture qu'il n'oubliera pas. Mais son "intégration" peut être totale et il doit être capable d'investir totalement en tant que citoyen de son Etat (dans ses droits et ses responsabilités).
- les Européens ont ouvert la voie, mais pourquoi se limiter à eux ? Je connais un Sénégalais qui vit en France depuis qu'il a 7 ans, il en a 27 aujourd'hui. Il possède tous les codes de notre jeunesse, a un travail et connaît mieux Victor Hugo et Harry Potter que les chanteurs de Dakar. Pourquoi ne peut-il pas participer à la décision nationale, lui qui par ses impôts et ses achats en France participe à la solidarité nationale ? Ne faut-il pas ouvrir ce droit de vote avec sa conception nationale, quit à fixer des limitations (années de résidence, etc) ?
09:10 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, politique





