21.01.2008

Kosovo et diplomatie européenne

Le Kosovo semble être un des enjeux diplomatiques le plus important pour l'Europe depuis la guerre en Irak. En effet, encore une fois, les grands axes de fractures son là. Par exemple, la Russie a une position qui pousse ses anciens "satellites" de l'Est à se prononcer contre par principe. Les éléments qui poussent au nationalisme exacerbé sont présents car le Kosovo serait le berceau de la nation serbe mais il est peuplé d' "albanais" qui se sentent opprimés par l'élite serbe.

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Ronan Blaise sur le Taurillon parlait de risque de "Matriochkite" de l'Europe. Mais au-delà de la résurgence des nationalismes (qui sont sources de conflits, on le voit encore), nous avons là ce pourquoi nous avons d'une Europe diplomatique et donc politique.

Laisser chaque Etat s'exprimer sur le sujet sans que cela soit comme un pré-débat à une décision commune, c'est le pire qui puisse arriver à la présidence slovène. Heureusement, les chancelleries européennes arrivent pour le moment à travailler dans l'ombre. Mais si un dirigeant d'un Etat prend une position très tranchée, il n'est pas du tout sûr que nous ayions une position commune.

La présidence slovène doit craindre une envolée d'une Pologne qui a besoin de se différencier de la Russie. Quel sera le comportement de la France et de Nicolas Sarkozy qui a l'ambition d'être le porteur de dynamique de l'Union européenne, quitte à froisser les Allemands ?

Le Traité de Lisbonne n'est pas encore en place. Nous n'avons pas de réel représentant en politique étrangère qui soit légitime. En Serbie, on le voit dans les stades, le Kosovo est une question qui tient aux tripes. Qu'en sera-t-il si les nationalistes anti-européens gagnent la présidentielle ?

Comment pourrons-nous avoir un vrai dialogue avec un acteur qui refuse tout compromis alors que nous sommes nous même fragiles ?

Poutine doit adorer les préparatifs...

Commentaires

FC : « Ronan Blaise sur le Taurillon parlait de risque de "Matriochkite" de l'Europe. »

RB : Plus exactement, Ronan Blaise « contestait » le risque d'une "Matriochkite" pour l'Europe...

Ecrit par : Ronan | 30.01.2008

« Laisser chaque Etat s'exprimer sur le sujet sans que cela soit comme un pré-débat à une décision commune, c'est le pire qui puisse arriver à la présidence slovène. Heureusement, les chancelleries européennes arrivent pour le moment à travailler dans l'ombre. Mais si un dirigeant d'un Etat prend une position très tranchée, il n'est pas du tout sûr que nous ayions une position commune. »

Ben oui, mais tout le problème c'est précisément que tout cela est déjà arrivé... (Cf. réactions officielles de l'Espagne, de Chypre, de la Grèce, de la Roumanie, de la Slovaquie, du Royaume-Uni, etc).

Ecrit par : Ronan | 30.01.2008

« La présidence slovène doit craindre une envolée d'une Pologne qui a besoin de se différencier de la Russie. »

Euh, non : plus maintenant que Tusk est aux affaires : il vient tout récemment de lever le véto de la Pologne à la conclusion d'un partenariat économique entre l'UE et la Russie. Entre Warszawa et Moscou, l'heure actuelle est à la décrispation...

Ecrit par : Ronan | 30.01.2008

L'heure est à la décrispation, mais les anciens pays de l'Est ont tendance à faire très intention à la puissance russe... Donc si les Lettons commencent à s'énerver par exemple, on risque de ne pas être au bout de nos surprises.

Ecrit par : Fabien | 08.02.2008

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