02.08.2006

Le Fédéralisme pour Israel et la Palestine

Cela fait des années que je suis persuadé d'une chose => la meilleure solution pour gérer Jérusalem est d'en faire une cité internationale au sein d'une fédération regroupant à égalité Palestine et Israel. J'étais fédéraliste sans m'en rendre compte.

Pour moi le Fédéralisme donc, c'était la Paix. Surtout pour cette région.

Cela vient sûrement de mon enfance : pour avoir eu la chance d'avoir été dans une aumônerie ouverte m'ayant fait visiter une synagogue et d'avoir été dans un collège où j'ai eu un prof-athé-coco qui m'a appris les bases de l'Islam via le programme de 5ème. + des parents catholiques croyants et ouverts culturellement.

Ces religions monothéistes sont à la fois puissantes mais aussi profondément hégémonique vis-à-vis de leur croyants. On ne peut pas raisonner la foi, heureusement du reste. Il faut donc trouver le meilleur lien qui unit ces croyants : le respect dans son entier de l'autre.

La tolérance ne suffit pas car cela induit une notion d'hégémonie également. Au contraire, il faut trouver un régime qui permette à chacun de s'exprimer entièrement. Le Fédéralisme le permet. Ainsi, plutôt que d'avoir deux entités sur un tout petit territoire, ce dernier appartiendrait à chacun. Jérusalem ne serait plus alors l'objet d'un conflit, les quartiers religieux étant déjà très bien délimités depuis des siècles.

Quand on envisage la résolution politique de ce côté-là, les extrémismes n'ont plus de légitimité, puisqu'ils ne défendent plus un territoire ou un identité.

Quelque part, l'Europe aussi devrait s'inspirer de cette solution  accepter l'autre totalement dans son identité, voilà la meilleure solution pour l'Europe plutôt que de négocier toujours par le biais de ses gouvernements les avantages pour chaque Nation. Surtout que l'une des choses communes à toutes les pays de l'Europe est la recherche de la paix religieuse.

Finalement, je suis de plus en plsu fédéraliste ! 

Commentaires

Modestement, je trouve bien que tu plonges dans ce qui t'a constitué comme un citoyen, comme homme, et que de ce meilleur de soi, tu tires analyses, point de vue, réserve aussi par rapport à un fracas. Je reprends l'idée à mon compte d'un retour sur enfance, sur jeunesse etc/

Pour le reste, je ne suis pas trop d'accord avec ton analyse qui me semble oublieuse d'une telle haine qui n'a pas été que verbale. Je suis plutôt pour ma part dans l'idée que la séparation unilatérale, avec ses défauts, est la moins mauvaise des solutions, et même si elle n'est pas vraiment une solution.

Ecrit par : autourdesmatins | 02.08.2006

Je ne suis pas oublieux de tout ce que tu décris, même comme je l'ai dit à des étudiants qui étaient dans les rangs du Fatah de Yasser Arafat à l'époque :

"Entre la France et l'Allemagne il y a eu 3 guerres dont 2 mondiales en moins de cent ans. Les gens se haïssaient au point de continuer à vouloir se battre et à ne pas imaginer pouvoir se faire confiance. Cela a été long et très difficile, mais aujourd'hui nous sommes deux pays en paix."

Il y aura encore beaucoup de drames et de pleurs, je le sais, mais je pense sincèrement qu'à un moment, il faudra dépasser l'horreur. Les clivages d'aujourd'hui seront alors insignifiants. Ou plutôt si, ils le seront tellement que nous serons obligés de passer au-dessus.

Oui, pour le moment, c'est un rêve.

Ecrit par : Mélow et Fabien | 03.08.2006

Quitte à à parler du fédéralisme arabo-israélien à venir tôt ou tard (le reste : les guerres interminables d'affirmations entre ''Etats-nations'' adolescents, mieux vaut ne pas en parler...) et quitte à passer pour un vilain fonctionnaliste (ceux qui font passer les structures techniques avant les institutions politiques...), voilà juste une petite idée :

Comme on sait, l'UE d'aujourd'hui est la lointaine ''descendante'' des initiatives prises dans les années 1950-1951 (cinq à six ans après l'armistice...) pour mettre en commun la gestion des ressources naturelles (charbon et acier) à la base des industries d'armement. On se servait ainsi des instruments de la guerre pour unir les peuples de telle manière à ce que celle-ci (la guerre) ne se reproduise pas. Ce qui a d'ailleurs plutôt bien marché...

En Orient, les problèmes sont autres. Mais ils touchent, notamment, à la gestion de ressources naturelles fragiles et limitées (notamment en eau) qui couvrent 60% des besoins en eau de l'Etat d'Israël (mais qui sont possédées à hauteur de 80% par les quatre pays arabes riverains : Liban, Syrie, Jordanie et Autonomie palestinienne). Ressources pour lesquelles les peuples de la région risquent fort probablement de se faire très bientôt la guerre si on n'essaie pas de trouver - en amont - une solution au problème avant qu'il ne se transforme en un abcès de plus.

Or, en 1955, un émissaire spécial de l'administration Eisenhower (Eric Johnston) avait été dépéché dans la région pour établir un plan de gestion et de partage des ressources hydrauliques du Proche Orient. Lequel plan devait être mis en oeuvre par une coopération technique véritable des différents pays concernés, sous la supervision (supranationale ?) d'une Commission spéciale des Nations Unies. En tout cas : un plan qui, dénoncé par les parties prenantes comme ''menaçant leur souveraineté'' (tiens, tiens...) ne vit bien entendu jamais le jour.

Depuis lors, la ''bonne idée'' sommeille dans les cartons des bonnes idées finalement jamais mises en oeuvre. Alors, à quand une « Communauté Israélo-Arabe des Ressources Aquifères Naturelles » (CIARAN) (siège : Quneitra, dans le Golan...) pour unir et pacifier le Proche-Orient ? Et à quand une Europe unie et (enfin) diplomatiquement efficace pour faire la promotion d'un tel projet ?

Ecrit par : Ronan | 04.08.2006

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