03.03.2009
Live-Blogging à la Conférence sur l'Europe d'après
Je vais suivre pour vous en direct la convention "L'Europe d'Après" organisée par Europanova, Notre Europe, Touteleurope, Euractiv, le Pej, Max Havelaar,... A vous de revenir donc au fur et à mesure.


Stéphane Rozès prend la parole et explique qu'il s'agit du premier sondage thématique des élections européennes. "Les Français sont en mouvement par rapport à l'Europe, ils regardent l'Europe comme un objet utile dans un cadre de crise". La moitié des Français estiment qu'ils sont bien représentés. Cependant, Stéphane Rozès remarque qu'ils n'ont pas d'avis réellement tranché. Les jeunes sont les plus critiques à l'égard du travail des parlementaires européens. Pourtant ils sont les plus pro-Européens traditionellements. Donc une forte contradiction dans une forte attente mais avec une forte déception dans le même temps.
Les résultats sur les qualités requises pour un président de la Commission européenne sont claires : il faut une Europe qui soit capable de porter les intérêts européens, il doit également bien connaître les institutions européennes. Pour les électeurs de la gauche, la dimension nationale est plus importante. Pour l'électorat du MoDem, l'important est de savoir faire des compromis.



Joaquin Muñoz, 35 ans, Directeur général de Max Havelaar (ESP), ne se souvient pas très bien de la chute du Mur. Il lui a fallu que sa prof d'espagnol commence son cours par un "viva la Revolution" pour en prendre conscience. Gaëtane Ricard Nihoul, 36 ans, Secrétaire générale de Notre Europe (BEL), n'a pas non plus bien perçu l'évènement. Elle rejette la faute sur le personnel politique qui n'a pas aidé sa génération à comprendre ce qui se passait. Ivan Štefunko, 32 ans, entrepreneur, directeur du réseau des portails EurActiv (SLK), en Algérie et jouait au train électrique. Sandro Gozi, 40 ans, Député du Parlement italien, chef du groupe du Parti Démocrate dans la Commission des politiques communautaires (ITA), était inquiet pour la construction européenne car avait peur que la route s'arrête faute de combat à mener. Il a été "rassuré " après.
Joaquin Muñoz était au Forum social de Belem et nous explique qu'on y a été plutôt pragmatique (même si "les iédalistes y sont dans leur pays"). Donc pas de grande fête de la mort du capitalisme.
18:27 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, france
Adieu M. Riot
J'ai appris par le blog de Jean Quatremer une bien triste nouvelle : Daniel Riot nous a quittés, emporté par un cancer samedi dernier. Son engagement pour l'Europe nous servait d'exemple.
Même si je n'ai pas discuté avec vous M. Riot, sachez que vos sites me donnaient souvent des idées et l'envie de me dépasser lorsque je m'occupais du Taurillon. Toutes mes condoléances à votre famille.
17:25 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.02.2009
Benoît Hamon à la République des Blogs
Je suis allé à la République des Blogs hier soir. Benoît Hamon était l'invité d'honneur. Donc répartition un peu différente de la salle avec une table avec Pierre Catalan, Eurojunkie, Jules et Touteleurope représentée par Eric. En face de lui, un parterre de blogueurs pour lui poser différentes questions supplémentaires et un public debout derrière. Sauf Enikao et d'autres qui ont réussi à être, "assis, boire des coups et même manger" comme il me le dira plus tard.
Je n'ai pas pu assister à tout, mais j'ai notamment entendu notre ami Benoît nous expliquer qu'il était contre le Traité de Lisbonne car il empêchait d'avoir un débat gauche-droite... Il est pas eurodéputé pourtant le Benoît ? Il devrait donc savoir que le Traité de Lisbonne conforte les droits du Parlement européen et permet donc de sortir du face-à-face intergouvernemental. Globalement, il avait l'air à l'aise et s'est prêté au "jeu".
J'ai pu discuter ensuite avec des connaissances de la blogosphère. J'ai notamment rencontré Guillaume Klossa qui a la bonne idée de faire venir pour sa prochaine convention sur l'Europe un caricaturiste ("Michaeleski" ?) que j'ai pu voir à l'oeuvre avec Benoît Hamon et qui a un bon coup de crayon.
Bon, c'est pas encore hier-soir que j'aurai une raison de voter pour Benoît Hamon dans le futur...
Bravo à la République des Blogs pour l'organisation de ce débat qui met l'Europe sous la lumière ! A quelques mois des élections à peine, nous en avons grand besoin.
14:47 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe france politique parti socialiste hamon gauche
19.02.2009
De Villiers a-t-il bien fait d'appeler son parti Libertas ?
Il y a des moments où les informations en défaveur de ses adversaires vous donne un petit sourire narquois. Voici la dernière en date de mon côté.
Il se trouve que Libertas a perdu son financement de 200.000€ dû à son nouveau statut de "parti européen" acquis au début du mois...
La théorie du complot leur va si bien...
Le problème ? Libertas avait bien présenté dans sa requête initiale les signatures d'élus de sept pays, comme demandé. Mais deux d'entre eux, un Estonien et un Bulgare, s'étaient ensuite retirés, poussant le Parlement européen à réexaminer le dossier. Et la sanction est tombée... Bien sûr, on crie au scandale du côté des Irlandais nonistes : "Cette affaire est un exemple parfait du caractère anti-démocratique de l'establishment de Bruxelles", s'est indigné dans un communiqué le parti de l'homme d'affaires irlandais Declan Ganley, opposant notoire au traité de Lisbonne.
Mais quelle blague ! Il y a des règles, on les applique sans faire de passe-droit. Comme d'habitude, si on est pas dans la ligne des extrémistes, on est anti-démocratique... Belle leçon de démocratie dans l'échange intellectuel.
Et De Villiers là-dedans ? Et son MPF-Libertas ?
J'avais été interpellé lors du dernier sondage paru sur les intentions de vote aux Européennes du 7 juin 2009 par le libellé du parti de Philippe De Villiers. En voyant que "Libertas" remplaçait le sigle du "MPF", j'ai vu que les alliances de circonstances allaient bon train. Cela ne me choquait pas plus que ça puisque le Non irlandais semblait plus être un Non "de droite".
Mais qu'en va-t-il être dès lors pour Philippe De Villiers ? Va-t-il continuer à s'appeler Libertas, espérant ainsi s'amener la sympathie (et les financements) de ses amis irlandais ? Ou va-t-il retourner vers son bon vieux MPF qui sent autant la naphtaline que ses idées ?
Méchante de Bruxelles va !
20:34 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : europe, libertas, de villiers, france, politique, élection européenne, élections





